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La revue de presse du vendredi 19 juillet 2002
Revue de presse du 19/07/2002
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Mise en garde contre Antinori et le clonage

Jean-Paul Renard, directeur du laboratoire de biologie du développement et biotechnologie de l'INRA, revient sur les déclarations du Dr Antinori (cf. revue de presse du 12/07/02) et le met en garde.
Pour lui, "le Dr. Antinori entretient la confusion quand il affirme que «le clonage reproductif est une thérapeutique» qui pourrait permettre à des hommes n'ayant aucune cellule sexuelle d'avoir un enfant".(...) "Cette technique est radicalement nouvelle car elle abolit le passage d'une génération à l'autre. Cela interdit qu'on puisse la considérer comme un moyen de plus pour les procréations médicalement assistées". 
"Traiter alors avec autant de désinvolture la procréation humaine et persister à vouloir remettre en cause une partie des fondements biologiques et psychologiques à partir desquels se sont organisées nos sociétés est profondément choquant". "
M.Antinori spécule sur la détresse de couples sans enfants, et étale un acharnement pernicieux qui passe outre la présence d'autrui".
Jean-Paul Renard cite les derniers résultats de l'INRA, parus dans la revue américaine Biology of Reproduction, qui confirment l'importance des risques du clonage pour la santé des veaux et aussi celle de la mère porteuse. "Sur les 121 dernières gestations initiées dans notre ferme, 56 se sont maintenues au-delà de 12 semaines, mais 23 (soit plus de 40 %) ont été arrêtées tardivement, souvent après l'apparition brutale d'une hypertrophie placentaire ; 2 mères porteuses et 10 veaux sont morts ou ont dû être euthanasiés malgré un suivi clinique intensif. Pour les 23 clones survivants, âgés aujourd'hui de trois mois à trois ans, le recul du temps est insuffisant". Rapporté à l'homme cela signifierait que "pour obtenir une vingtaine d'enfants par clonage, il faudrait arriver à initier plus d'une centaine de grossesses, dont 40 % devraient être interrompues tardivement avec des risques graves pour la mère, et accepter de voir mourir environ six bébés peu après leur naissance".
Pour lui, "il est scandaleux que M. Antinori envisage une démarche occulte avant toute publication et ainsi se donne la possibilité de cacher les drames qui ne manqueront pas d'accompagner la naissance des vingt premiers clones humains".
"Je me dois donc de formuler une mise en garde à M. Antinori : il a été informé très tôt des risques biologiques associés au transfert de noyau somatique. De nombreuses recherches sont encore nécessaires avant d'envisager une maîtrise éventuelle du clonage. Les innovations qui pourraient, chez l'animal, découler de la technique de transfert de noyau somatique sont encore incertaines. Si M. Antinori persiste dans ses projets, il trouvera alors, quand il lui faudra en rendre compte, des scientifiques pour lui rappeler qu'il ne pouvait pas ne pas savoir.".

Libération (Jean-Paul Renard) 19/07/02

 

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USA : moratoire sur le clonage humain ?

Le Conseil de bioéthique du président américain a remis le semaine dernière à George Bush un rapport qui recommande un moratoire de quatre ans pour les expériences de clonage humain (création et expériences sur l'embryon). C'est ce que révèle un entretien avec le philosophe Robert P. George (membre du Conseil de bioéthique) publié dans le National Review Online.
Si le moratoire est adopté par le Congrès, il empêcherait la création et la recherche sur l'embryon. 

 
Lire en ligne l'interview de Robert P. George

Zenit 17/07/02 - National review Online (Kathryn Jean Lopez)16/07/02

 

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Nouvelle technique de thérapie génique

La revue scientifique Nature révèle une nouvelle technique de thérapie génique qui faciliterait l’introduction de nouveaux gènes dans la cellule. Jusqu'à maintenant, les scientifiques se servaient le plus généralement de vecteurs viraux pour introduire un gène dans une cellule.
Uday Tirlapur et Karsten Konig, chercheurs à l’Université Friedrich Schiller d’Iéna (Allemagne) ont ouvert temporairement des cellules de mammifères en utilisant un laser infrarouge réussissant à introduire de nouveaux gènes dans des cellules, sans les endommager. En effet, les premiers essais avaient été effectués avec des lasers ultra-violets à forte impulsion qui provoquaient des dommages irréparables aux cellules.

Sciences et Avenir (Olivier Frégaville) 19/07/02

 

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Vietnam : non à l'avortement en fonction du sexe  

Le gouvernement vietnamien commence à s'inquiéter de l’inversement du déséquilibre démographique en faveur des hommes. En 1999, au moment du recensement, les femmes représentaient 50,8 % de la population. Aujourd’hui, les experts prévoient que le Vietnam ne va pas tarder à se retrouver dans la situation qui est celle de la plupart de ses voisins et en particulier de la Chine où le nombre des hommes est supérieur de 100 millions à celui des femmes. 
Selon les statistiques officielles, la proportion annuelle moyenne de naissances masculines est de 106 pour 100 naissances féminines. Cette proportion peut s’élever encore bien davantage dans les campagnes où l’on relève un déséquilibre encore plus grand, 112 ou même 118 naissances masculines pour 100 naissances féminines. Les foetus de sexe féminin sont les principales victimes de l’avortement dans un pays où la préférence va à l’enfant mâle, héritage de l’idéologie confucéenne et par nécessité économique.
C'est pourquoi, l’Assemblée nationale du Vietnam s’apprête à renforcer le caractère illégal des avortements décidés pour choisir le sexe de l'enfant.
Dinh Công Thoan, responsable du comité d’élaboration de la loi, a annoncé le 4 juillet dernier que la nouvelle version de la loi interdirait l'avortement pour choix du sexe de l’enfant et prévoit que les examens qui déterminent le sexe du foetus doivent être interdits lorsqu’ils sont pratiqués en vue de l’avortement du fœtus.

Zenit 17/07/02 - Eglises d'Asie 15/07/02

 

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