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Dans
un entretien au journal La Croix, Monseigneur Elio Sgreccia, directeur
du centre de bioéthique de l'Université catholique de Rome et
vice-président de l'Académie pontificale pour la vie revient sur la
loi bioéthique italienne qui doit être examinée aujourd'hui par le
Sénat.
Dans un premier temps, Monseigneur Sgreccia rappelle que cette
loi fait appel non seulement au droit naturel, à la raison et à la
Constitution italienne mais également aux données scientifiques qui
soutiennent le concept de l'embryon en tant qu'être humain.
"L'embryon est un sujet de droit dès le moment de la
fécondation. Cette opinion est partagée par des non catholiques
et des scientifiques" ajoute t-il. Il regrette que
l'article 1 de a loi qui soutenait que "l'embryon a droit à la
vie" ait été modifié et affaibli pour devenir :"les
intérêts de tous les sujets impliqués dans la procréation, y
compris l'embryon doivent être protégés".
Interrogé sur la fécondation hétérologue, c'est à dire in
vitro avec donneur extérieur au couple, Monseigneur Sgreccia rappelle
que ce concept bouleverse le concept de paternité et de maternité
ainsi que le droit de l'enfant à avoir une mère et un père. Il
rappelle que ces fécondations ne permettent pas de contrôler la
transmission des maladies génétiques. Il souhaite enfin que sur ce
point en particulier, les pays les plus permissifs adoptent des
mesures restrictives ce qui permettrait d'éviter l'extension d'un
"tourisme de la procréation".
Monseigneur Sgreccia souhaite enfin que le Sénat corrige certains points de la loi qu'il estime trop laxistes comme les mesures
permettant le recours à la fécondation homologue (sans recours à un
tiers donneur) pour des couples non mariés.
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