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Le
parlement allemand vote aujourd'hui l'autorisation ou non de
l'importation de cellules souches embryonnaires à des fins de recherche
thérapeutique. Jusqu'à maintenant la loi allemande interdit la
procréation artificielle pour extraire des cellules souches
embryonnaires à des fins de recherche mais elle ne dit rien sur l'importation
de ces cellules. Le vote du Bundestag décidera ou de l'interdiction
d'importer des cellules souches d'embryons, ou de l'autoriser avec
de sévères restrictions, ou d'autoriser la recherche sur des
cellules souches embryonnaires importées voire à terme en produire
en Allemagne. Aucun pronostic n'est possible d'autant que les
diverses motions présentées dépassent les clivages traditionnels
et qu'aucun parti n'a donné de consigne de vote. Ainsi la motion réclamant
une interdiction pure et simple des importations de cellules d'embryons
est portée par le CDU (Union chrétienne-démocrate), de nombreux
députés Verts, ainsi que des "poids lourds" du parti
social-démocrate (Wolfgang Thierse, président du Bundestag, Herta
Daüber-Gmelin).
Les églises catholique et protestante ont pesé d'un poids considérable
dans le débat. Dans une lettre rendue publique le 17 janvier
dernier, le président de la conférence épiscopale catholique, Mgr
Karl Lehmann, et son homologue protestant, Manfred Kock, ont appelé
les députés à respecter le droit à la dignité humaine et à la
protection de la vie "dès la fécondation", soulignant
que des méthodes de recherche qui détruisent un être embryonnaire
sont "inacceptables".
En
Italie, le ministre Italien de la Santé a décidé de faire accélérer
l’interdiction d’exportation et d’importation
de gamètes et d’embryons humains après l’annonce de la
naissance aux Etats-Unis de jumeaux nés à partir d ‘embryons
envoyés par un couple Italien. Cette interdiction avait été prise
en 2001 mais devait être confirmée en 2002.
Le
gouvernement Suédois quant à lui vient
d’annoncer qu’il était favorable au clonage thérapeutique
et qu’il se préparait à modifier la législation pour autoriser
cette pratique. Le Ministre des Affaires Sociales et celui de l’Education
et de la Recherche ont cependant précisé que ces recherches
devraient respecter « des formes éthiques acceptables ».Ils
ont également affirmé que la législation devrait interdire le
clonage reproductif.
Gènéthique
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