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Les
députés ont poursuivi la discussion générale
du projet de révision des lois de bioéthique, hier à
l’Assemblée. Le texte présenté par Elisabeth Guigou interdit
toute forme de clonage tant reproductif que thérapeutique : « le
gouvernement souhaite un consensus le plus large possible. C’est
pourquoi, il n’a pas accepté le clonage thérapeutique »
a rappelé la ministre de l’Emploi et de la Solidarité. Henri
Emmanuelli a de son côté déposé un amendement demandant une
autorisation de clonage thérapeutique, initiative soutenue par
l’association France-Biotech, qui réunit la majorité des
entreprises françaises de bioéthique. Cet amendement a été rejeté
à une très large majorité au motif qu’il n’est pas opportun
au niveau médical et qu’il risque d’entraîner un trafic
d’ovocytes. Quant à Jean-François Mattéi, il souligne que « plutôt
que de nous obséder sur le clonage thérapeutique, il serait à
l’honneur de la France et de ses chercheurs de mettre en œuvre
tous les moyens humains, techniques et financiers sur les cellules
souches d’origine adulte afin d’être dans le wagon de tête sur
ce sujet, plutôt que de glisser dans le fourgon de queue dans la
recherche sur les cellules embryonnaires ».
Revenant sur la question de la recherche sur les embryons
surnuméraires, Georges Sarre , député RCV, a rappelé pour sa
part que « le caractère encore expérimental de ces
techniques engendre une compétition essentiellement fondée sur des
profits hypothétiques, relayé par une large surenchère médiatique.
Les travaux sur la médecine régénératrice pourraient accroître
de 25% la valeur du marché pharmaceutique d’ici 25 ans. De quoi
susciter les pires convoitises. »
Le
texte prévoit également que la loi pourra être révisée à la
demande en fonction des évolutions de la science et des
propositions de la future Agence de la procréation et de
l’embryologie.
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