Revue de presse du 02/01/2002
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Les gynécologues en grève 

Suite à l'appel  lancé par les professeurs Israël Nisand et René Frydman, le Syngof (Syndicat national des gynécologues et obstétriciens de France) a appelé les gynécologues à une grève des échographies de diagnostic prénatal à partir du 1er janvier.
Cette opération est motivée par les récentes décisions de la Cour de cassation, qui ont confirmé l'arrêt Perruche. Cette décision va entraîner pour les médecins, une hausse exponentielle (multiplication par 10) des cotisations d'assurance professionnelle en 2002. Ces derniers estiment "qu'actuellement on confond obligation de moyen et obligation de résultat" explique Guy-Marie Cousin, secrétaire général du Syngof. Le syndicat a donc appelé ses adhérents (2400 médecins soit la moitié de la profession) à ne plus faire aucune échographie de grossesse "sauf en cas d'anomalie clinique". Quant aux 35 centres de diagnostic prénatal où sont aiguillés les femmes en cas de doute sur un examen prénatal, ils risquent également d'être paralysés
Les médecins grévistes souhaitent que le gouvernement légifère sur l'arrêt Perruche. Ils réclament une loi du type de celle proposée par Jean-François Mattéi qui stipule que nul n'est recevable à demander une indemnisation du fait de sa naissance. Ce projet de loi sera finalement examiné le 10 janvier. Mais pour G.M. Cousin, "non seulement cette loi doit être votée, et vite, mais l'État doit s'engager davantage, en édictant un manuel des bonnes pratiques médicales."

Les Echos 31/12/01 - Le Figaro (Laurence de Charette) 02/01/02 - Libération (Sandrine Cabut) 01/01/02 - NouvelObs.com 02 et 03/01/02 - Le Parisien 02 et 03/01/02 - Quotimed.com 02/01/02 - La Croix (Marianne Gomez) 03/01/02 - Le Monde 03/01/02 - L'Humanité 03/01/02 - Le Quotidien des Médecins 07/01/02

 

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La communauté juive réagit à l'arrêt Perruche

L'arrêt Perruche et ses conséquences n'ont pas laissé indifférent la communauté juive. Dans un article du 13 décembre dernier, le Grand Rabbin Gilles Bernheim exprime son indignation. Cette affaire devrait inspirer compassion et conduire la société à encourager la solidarité nationale, estime t-il. Or cette décision remet en cause les bases de la solidarité naturelle qui devrait s'exercer à l'égard des personnes handicapées, tout en offensant leur dignité. 
Le Grand Rabbin estime qu'une telle décision va encourager les médecins à prescrire au moindre doute des avortements, dont certains sans nul doute entraîneront la suppression d'enfants "normaux".Il craint également "l'élaboration de normes qui déterminent qui a le droit d'exister et qui n'a pas ce droit". "Impossible de nier  qu'il ne s'agisse de normes eugéniques" ajoute t-il. Or, il dénonce les pressions eugéniques déjà mises en oeuvre par l'État, qui bien que non imposées, sont suffisamment pressantes pour inciter les citoyens à y céder. "La liberté d'avorter - dans la société française- devrait être appréciée au regard de ces pratiques, génératrices de consensus mous contre lesquelles résister suppose d'être héroïque. Le droit n'est pas fait pour les héros" ajoute t-il "et il se doit de nous protéger contre nos pulsions mortifères et d'accepter les personnes telles qu'elles sont, et non telles que la société désire qu'elles soient".
Les réactions de l'opinion publique montrent que la société attend une autre justice qui reflèterait " plus profondément les interrogations de notre société. Telle est la démarche du débat talmudique : les rabbins du Talmud s'expriment au non d'un projet d'humanité et non pas seulement en fonction des urgences de l'heure."

Actualités juives hebdo (Grand rabbin Gilles Bernheim) 13/12/2001 

 

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