Revue de presse du 27/02/2002
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Opération cardiaque in utero 

Pour la première fois des chirurgiens américains ont réussi une opération cardiaque sur un fœtus âgé de 23 semaines. Le New York Times du 25 février relate l’histoire du petit Jack né en novembre dernier en bonne forme après une intervention cardiaque in utero. Vers vingt semaines de grossesse, une échographie avait décelé une grave anomalie cardiaque, pouvant entraîner pour les cas les plus graves un handicap potentiellement mortel. « Nous avons réussi à traiter un fœtus qui serait né avec un seul ventricule dans le cœur au lieu de deux » a déclaré l’un des cardiologues. Aucune autre intervention n’a donc été nécessaire à la naissance de l’enfant. Cette opération est une réussite d’autant plus importante qu’un fœtus de cet âge se déplace en permanence et que son cœur n’est pas plus gros qu’un grain de raisin. Il n’existe d’ailleurs pas d’instruments chirurgicaux adaptés à un organisme aussi petit.
En France, seuls quelques équipes chirurgicales très spécialisées prennent en charge les malformations cardiaques de l’enfant. Généralement la plupart des malformations du type de celles que présentaient le jeune Jack aboutissent à une interruption médicale de grossesse. Sinon, l’enfant est rapidement opéré après la naissance puis vers l’âge de deux-trois ans.

Le professeur Frédéric Bargy, chirurgien-pédiatre à l'hôpital Saint Vincent de Paul, explique que la première intervention in utero s'est faite en 1989 en France et en 1986 aux Etats-Unis. Le professeur Bargy et le professeur Sapin avaient effectué cette première opération in utero en France. 

Le Figaro 27/02/02 – Libération (Sandrine Cabut) 27/02/02 - Gènéthique

 

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Des résultats encourageants en thérapie génique

Les résultats d’une étude conduite auprès de 79 sujets atteints d’une maladie coronarienne ( les artères coronaires assurent l'irrigation du muscle cardiaque, ndlr ) et traités par thérapie génique ont été publiés dans la revue « Circulation ». Cet essai, baptisé AGENT, devait permettre de tester l’efficacité de la thérapie génique par l’injection dans les coronaires d’un gène capable de développer une circulation collatérale. Chez de nombreux patients, l’amélioration a été comparable à celle observée après une intervention chirurgicale. Selon l’un des chercheurs, les résultats sont « très encourageants parce que la réponse que nous avons observée est bien plus importante que celle que nous espérions ».

Le Quotidien du Médecin 26/02/02

 

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Raël et les dérives du clonage

Le dernier communiqué de la société Clonaid (détenu par la secte Raëlienne ) annonce le clonage d'un homme malade en phase terminale qui " a l'intention de léguer ses biens à la mère adoptive et d'abandonner le traitement qui le maintient en vie dès la naissance de l'enfant ". La mère porteuse est l'une des 50 femmes raëliennes sélectionnées pour prendre part au projet.
Raël décrit le clonage " comme une première étape dans un processus plus important qui permettra bientôt aux êtres humains de vivre indéfiniment et en parfaite santé physique et mentale ".
Egalement spécialisée dans le trafic de gamètes, la société Clonaid vend pour 5 000 dollars des ovocytes de Raëliennes triées sur le volet et propose le conservation d'ADN d'animaux de compagnie, de couples homosexuels ou hétérosexuels, de chevaux pur-sang, de soldats américains partis en Afghanistan ...

Le Quotidien du Médecin 27/02/02