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Plusieurs
gouvernements comme celui du Canada commencent à réagir et à
contester les monopoles de certaines entreprises de biotechnologie
qui ont obtenu des brevets sur l’utilisation de gènes pour dépister
des maladies graves. En effet, ces monopoles privés vont entraîner
une hausse des coûts des technologies et risquent de limiter
l’accès de la population à certains tests génétiques, leur coût
devenant prohibitif. C’est pourquoi, le gouvernement fédéral
canadien pourrait réviser sa Loi sur les Brevets afin de « veiller
à ce que les entreprises qui possèdent des brevets visant les gènes
n’interdisent pas d’autres recherches, ne mettent pas les
fournisseurs de services de santé en position d’avoir à assumer
des risques juridiques et n’étouffent pas la concurrence, rendant
ainsi les tests de génétique prédictive difficilement abordables
pour les hôpitaux et les individus ». Pour Mike Harris,
premier ministre de l’Ontario « le génome humain est
notre patrimoine commun. Les avantages de la recherche génétique
nous appartiennent donc à tous. Il faut atteindre un équilibre
entre récompenser l’innovation et rendre ces technologies
accessibles et abordables » souligne t-il.
L’origine de ce débat est lié à l’affaire Myriad
Genetics, entreprise américaine de biotechnologie qui a obtenu une
série de brevets aux Etats-Unis, au Canada et en Europe sur des gènes
de prédispositions aux cancers du sein et de l’ovaire. Malgré ce
monopole plusieurs laboratoires continuent d’employer leur propre
méthode de diagnostic sans payer de redevances à Myriad Genetics.
Plusieurs d ‘entre eux remettent en cause la validité de ces
brevets et soulignent le manque de fiabilité de ces tests.
En France, l’Institut Curie, l’Institut Gustave-Roussy et
l’Assistance publique des Hôpitaux de Paris ont déposé en
septembre dernier (cf. revue de
presse du 10/09/01) un recours auprès de l’Office européen
des brevets pour s’opposer aux brevets détenus par Myriad
Genetics. Cette procédure d’opposition bloque l’application des
brevets jusqu’à ce qu’ils aient été étudiés et débattus.
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cautionnées par la rédaction.
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