Revue de presse du 14/02/2002
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 Arrêt Perruche : va-t-on saisir le Conseil constitutionnel?

Deux députés socialistes, François Colcombet (Allier) et Yvette Roudy (Calvados) ainsi que Geneviève Barrier, ancienne chef du SAMU de Paris font circuler dans les rangs parlementaires un texte demandant la saisine du Conseil constitutionnel sur le dispositif mettant fin à la jurisprudence Perruche. Ils estiment notamment que celui-ci porte atteinte au principe selon lequel "tout fait quelconque de l'homme qui cause à autrui un dommage oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer". Selon eux le texte méconnaît également le principe constitutionnel selon lequel "la nation garantit à l'enfant la protection de la santé". 
Le Conseil constitutionnel peut être saisi par le président de la République, le Premier ministre, les présidents des deux assemblées ou par 60 parlementaires.

La Croix 14/02/02 - Libération 14/02/02 - Le Monde (Paul Benkimoun - Clarisse Fabre) 14/02/02 - Le Monde (Claude Evin et Pierre Fauchon) 16/02/02

 

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 Vers une "déshumanisation" de la procréation humaine

Des chercheurs américains auraient mené une expérience qui aurait permis de "fixer"un embryon dans un utérus artificiel. Ils auraient ensuite interrompu l'essai. 
Mgr Elio Sgreccia, vice président de l'Académie pontificale pour la Vie s'indigne de ces pratiques en soulignant qu'elles sont un nouveau pas vers  la "déshumanisation"  de la procréation humaine. Par ailleurs, il souligne que cette pratique ne prend pas en considération la relation psychologique qui s'instaure entre la mère et l'enfant au cours de la grossesse. Mgr Sgreccia relève également la situation paradoxale que ne manque pas de soulever cette expérience : d'une part  on met en évidence la vraie nature de l'embryon, sa capacité à se développer de façon autonome et d'autre part il souligne l'usage que l'on en fait en fonction des besoins de la science. Il estime donc qu'une loi doit intervenir au plus vite pour protéger la personne humaine dès son commencement.
Enfin, il rappelle aux chercheurs que leurs travaux doivent s'appliquer à respecter l'être humain et il dénonce que peu de moyens soient accordés à des recherches qui vont dans ce sens.

 

Zénith 12/02/02

 

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L'Europe divisée autour des cellules souches embryonnaires 

La récente décision de l'Allemagne d'autoriser l'importation de cellules souches embryonnaires met en valeur une fois de plus l'incapacité des Quinze à mettre en place des dispositifs législatifs et réglementaires communs en la matière. 
Rappelons que ces fameuses cellules souches issues d'embryons ont la capacité de donner naissance aux différents tissus de l'organisme. La thérapie cellulaire qui pourrait découler des recherches dans ce domaine permettrait de soigner des maladies liées à une dégénérescence tissulaire. C'est pourquoi les enjeux médicaux et économiques apparaissent particulièrement importants. Or les politiques européennes en la matière divergent selon les pays. 
En  Allemagne, la loi du 13 décembre 1990 interdit de produire in vitro plus d'embryons que ceux qui seront implantés dans l'utérus de la future mère. Depuis fin janvier, cependant, elle autorise l'importation de cellules souches issues d'embryons humains.
En France, l'Assemblée a voté courant janvier une loi autorisant la recherche sur les embryons surnuméraires. Toutefois, cette disposition ne pourra entrer en vigueur avant début  2003.
Le Royaume-Uni quant à lui a autorisé il y a un an la création d'embryons humains pour obtenir des cellules souches.
Pour le professeur Spiros Simitis, président du Comité national allemand d'éthique, il existe une "absolue nécessité d'une entente et d'une réglementation européenne (...) C'est bien à l'Union européenne de définir ce qui peut ou non être fait ". Même écho du côté du président du Comité national italien d'éthique qui ajoute "Il faut en outre que nous dégagions les moyens financiers permettant de développer les recherches sur les cellules souches humaines qui ne proviendraient pas d'embryons". En effet, les dernières découvertes sur la potentialité des cellules souches adultes laisse espérer la mise au point de thérapies génératrices à partir de cellules prélevées sur le patient lui même.
Enfin, les comités d'éthique des différents pays s'accordent pour encourager la création de collaboration bilatérales  pour "une mise en commun des matériels et des compétences et peut-être pour aider à une harmonisation des réflexions et des pratiques".

Gènéthique vous rappelle que les informations transmises dans la revue de presse quotidienne représentent toutes les opinions exprimées sur l’actualité bioéthique. Celles-ci ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

 Le Monde (Jean-Yves Nau) 14/02/02

 

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 "Nés deux fois"

L'écrivain italien Giuseppe Pontiggia vient d'éditer un ouvrage bouleversant sur la relation entre un enfant handicapé et son père. Ce roman "nés deux fois" fait remonter des profondeurs une double souffrance, celle du jeune Paolo, victime du regard des autres et celle de son père rongé par la culpabilité.

Nés deux fois de Giusseppe Pontiggia, ed. Deuil, coll. Cadre Vert, 234 p., 17,5 €.

La Croix (Francine de Martinoir)14/02/02