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La
récente décision de l'Allemagne d'autoriser l'importation de
cellules souches embryonnaires met en valeur une fois de plus
l'incapacité des Quinze à mettre en place des dispositifs
législatifs et réglementaires communs en la matière.
Rappelons
que ces fameuses cellules souches issues d'embryons ont la capacité
de donner naissance aux différents tissus de l'organisme. La
thérapie cellulaire qui pourrait découler des recherches dans ce
domaine permettrait de soigner des maladies liées à une
dégénérescence tissulaire. C'est pourquoi les enjeux médicaux et
économiques apparaissent particulièrement importants. Or les
politiques européennes en la matière divergent selon les pays.
En Allemagne, la loi du 13 décembre 1990 interdit de
produire in vitro plus d'embryons que ceux qui seront implantés dans
l'utérus de la future mère. Depuis fin janvier, cependant, elle
autorise l'importation de cellules souches issues d'embryons humains.
En France, l'Assemblée a voté courant janvier une loi
autorisant la recherche sur les embryons surnuméraires. Toutefois,
cette disposition ne pourra entrer en vigueur avant début 2003.
Le Royaume-Uni quant à lui a autorisé il y a un an la
création d'embryons humains pour obtenir des cellules souches.
Pour le professeur Spiros Simitis, président du Comité
national allemand d'éthique, il existe une "absolue
nécessité d'une entente et d'une réglementation européenne (...)
C'est bien à l'Union européenne de définir ce qui peut ou non être
fait ". Même écho du côté du président du Comité
national italien d'éthique qui ajoute "Il faut en outre que
nous dégagions les moyens financiers permettant de développer les
recherches sur les cellules souches humaines qui ne proviendraient pas
d'embryons". En effet, les dernières découvertes sur la
potentialité des cellules souches adultes laisse espérer la mise au
point de thérapies génératrices à partir de cellules prélevées
sur le patient lui même.
Enfin, les comités d'éthique des différents pays s'accordent
pour encourager la création de collaboration bilatérales pour
"une mise en commun des matériels et des compétences et
peut-être pour aider à une harmonisation des réflexions et des
pratiques".
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