|
Hier,
l’Assemblée a adopté définitivement le texte sur le droit des
malades qui intègre le dispositif mettant fin à l’arrêt Perruche.
Cette loi met un terme à plus d’un an de débats autour de l’arrêt
rendu le 17 novembre 2000 concernant le jeune Nicolas Perruche.
Plusieurs propositions de parlementaires de droite comme de gauche
avaient été déposées en vain au cours de l’année écoulée. Il
aura fallu attendre la proposition de loi déposée par Jean-François
Mattéi en décembre dernier pour que le gouvernement se mobilise
autour de cette question. Débattu à l’Assemblée une première
fois, le texte n’avait pas abouti, le gouvernement préférant jouer
la montre. Puis en début d’année le gouvernement a enfin déposé
un texte qui a fait la navette entre les 2 chambres, déclenchant de
vives discussions de part et d’autre. Les parlementaires ont enfin
trouvé un accord sur le texte proposé par Nicolat About à la Commission
mixte paritaire la semaine dernière en votant que " Nul ne
peut se prévaloir d’un préjudice du seul fait de sa naissance »
et en stipulant « les parents peuvent demander une indemnité
au titre de leur seul préjudice " lequel " ne
saurait inclure les charges découlant, tout au long de la vie de
l'enfant, de ce handicap. La compensation de ce dernier relève
de la solidarité nationale ». Le texte voté hier avec l’ensemble de la loi sur le droit des
malades met ainsi fin à la jurisprudence Perruche.
Hier dans l’hémicycle, les parlementaires ont rappelé à
plusieurs reprises le rôle déterminant des familles de personnes
handicapées qui depuis plus d’un an se sont mobilisées contre cet
arrêt en lançant un grand mouvement de protestation.
Pour Xavier Mirabel, porte parole du Collectif contre l’Handiphobie
« l’Assemblée a rappelé le droit et réaffirmé que toute
vie mérite d’être vécue. Les familles et les personnes handicapées
se réjouissent. Ce vote constitue une victoire du droit et de la
dignité ». Il a rappelé que l’amendement tel qu’il a
été formulé correspondait au texte proposé par le Collectif il y a
un an et demi. Revenant sur l’un des points les plus controversés
du texte, l’alinéa 3, Xavier Mirabel a souligné « il a été
très favorablement amendé grâce à Nicolas About, président de la
Commission des affaires sociales ». « C’est une
victoire qui dépasse les clivages politiques grâce, entre autre, à
l’engagement de Michelle Demessine (sénatrice communiste). Je
remercie la Commission mixte paritaire pour avoir éclairci et réaffirmé
avec force le principe de la solidarité nationale pour les personnes
handicapées » a rajouté Xavier Mirabel.
Le Collectif contre l’handiphobie tout en restant vigilant
contre toute discrimination reposant sur les déficiences mentales et
les handicaps, continuera à se mobiliser pour améliorer l’accueil
et l’insertion des personnes handicapées au sein de la société.
Retrouvez
l’ensemble du dossier
de l’Affaire Perruche sur www.genethique.org
|