Revue de presse du 04/02/2002
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Etats-Unis : les fœtus couverts par l'assurance médicale

Le secrétaire de la Santé Tommy Thompson propose une règle fédérale qui permettrait aux états de fournir une couverture sociale aux femmes enceintes à bas revenu pour leurs enfants non encore nés dans le cadre de l'assurance d'Etat pour la Santé de l'enfant. Cette réglementation étend donc à l'enfant dès sa conception ce qui auparavant ne lui était accordé qu'à partir de sa naissance jusqu'à ses 19 ans.
Aux Etats-Unis, environ 10,9 millions de femmes en âge de procréer n'ont pas de couverture médicale et " n'ont pas droit en vertu de la réglementation existante aux soins prénataux tant que leur enfant n'est pas né " explique Tommy Thompson. Il voulait donc remédier à cet état de fait.
Les associations pro-avortement ont dénoncé cette réglementation qui vise à " accorder des droits légaux à l'embryon ".

Genethique.org 04/02/02

 

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Echographistes : toujours en grève

Le texte adopté au Sénat, le 31 janvier dernier, ne satisfait pas encore totalement les praticiens d'échographies qui estiment que " la question éthique liée à la jurisprudence Perruche demeure ". Selon eux, les praticiens pourront encore être " tenus pour juridiquement responsables d'un handicap qu'ils n'ont pas causé ".  Ils menacent aujourd'hui d'arrêter toute activité de dépistage prénatal et de démissionner. 
Pour Robert Winer
* et Philippe Deschamps ** " si le troisième alinéa (du texte voté par l'Assemblée) persiste, c'est la mort douce et programmée de l'échographie de dépistage à l'échelon national pour la réserver à une frange de la population qui acceptera de payer le prix d'une offre devenue rare ". Ils dénoncent en partie la discrimination ainsi introduite entre les parents informés de l'handicap de leur enfant et l'ayant gardé qui " se verront non soutenus financièrement puisqu'ils ont été prévenus et devront donc assumer ce handicap " et les parents qui n'auront pas eu l'information qui " se verraient soutenus pour le même handicap d'une façon nettement plus substantielle en demandant réparation pour l'enfant ".  
Rappelons, que le troisième alinéa du Parlement a été amendé par le Sénat de la manière suivante "les parents peuvent demander une indemnité au titre de leur seul préjudice", "ce préjudice ne saurait inclure les charges particulières découlant, tout au long de la vie de l'enfant, de ce handicap dont la compensation est  assumée par la solidarité nationale ". Ce sera à la Commission paritaire, qui se réunit le jeudi 7 février prochain, de trancher (ndlr). 

* Robert Winer est praticien hospitalier gynéco-obstétrique, coordinateur du centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal, CHU Nantes.
** Philippe Deschamps est coordinateur du centre de diagnostic pre-natal, CHU d'Angers. 

Le Monde 02/02/02 - Le Quotidien du Médecin 04/02/02 - Le Parisien 04/02/02 - Libération 04/02/02 - La Croix 04/02/02

 

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Claude Sureau : pour la recherche sur l'embryon 

Claude Sureau, ancien président de l'Académie de Médecine, est favorable à la recherche sur les embryons issus d’une fécondation in vitro et qui ne font plus l’objet d’un projet parental pour qu'ils soient disponibles pour la recherche.
Pour lui, mieux comprendre les mécanismes biologiques de la fécondation et du développement embryonnaire permettrait de " lutter contre cette spirale qui, d’une amélioration des méthodes de dépistage anténatal, aboutit à une augmentation des avortements ". L’Académie soutient ainsi qu’" il est légitime et nécessaire de mener une réflexion sur le statut médical de l’embryon humain et de poursuivre les recherches sur cet embryon ", confirmant sa position déjà énoncée en 1996 et en 1998.
Claude Sureau rappelle que l’espèce humaine a le taux d’efficacité de la reproduction le plus faible de tout le règne animal et que l’on ignore pourquoi. " Sur les 150 000 embryons "conçus" in vitro, chaque année, en France, 30 pour cent sont éliminés d’emblée par les praticiens, car les cellules qui le composent présentent des signes de mort cellulaire ". 

Par ailleurs, il qualifie l' Agence de la procréation, de l’embryologie et de la génétique humaine (APEGH) de "mammouthesque". Pourquoi " attribuer à une seule agence le contrôle d’un domaine aussi vaste ? " Il s’inquiète de " l’absence de relations prévues avec les grands organismes de recherche, l’INSERM notamment, ou avec les agences qui existent déjà et dont les domaines sont voisins ". Il regrette que l’évaluation du fonctionnement de l’APEGH soit confiée à l’APEGH elle-même et que le principe de révision tous les cinq ans des grandes options devienne caduc retirant au législateur tout contrôle sur ces domaines médicaux aux enjeux éthiques majeurs.

Gènéthique vous rappelle que les informations transmises dans la revue de presse quotidienne représentent toutes les opinions exprimées sur l’actualité bioéthique. Celles-ci ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Pour la Science n°292 février 2002

 

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Reconnaissance juridique de l'embryon humain

Le Pape Jean-Paul II, dans son allocution de dimanche, a déclaré que " la science a désormais démontré " que l'embryon est " un individu qui possède une identité propre dès la fécondation ". " Il est par conséquent logique d'exiger que cette identité soit aussi reconnue sur le plan juridique, surtout en ce qui concerne son droit fondamental à la vie ".
" Reconnaître la vie ", disait le pape, c'est " garantir à chaque être humain le droit de se développer selon sa propre potentialité, en lui assurant l'inviolabilité, de la conception jusqu'à la mort naturelle ". " Personne n'est maître de la vie, personne n'a le droit de manipuler, d'opprimer ou même d'ôter la vie, celle des autres ou sa propre vie ", poursuivait-il. 
" Le fait de reconnaître la valeur de la vie comporte des applications cohérentes dans le domaine juridique, surtout en ce qui concerne le soutien des êtres humains qui ne sont pas en mesure de se défendre seuls comme les nouveau-nés, les handicapés mentaux, les malades les plus gravement atteints ou en phase terminale", déclarait Jean-Paul II.

Zenit.org 03/02/02 - Libération 04/02/02 - Le Monde 05/02/02 - La Croix 04/02/02

 

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Connaître le sexe du fœtus

Le Dr Yuval Yaron (Tel-Aviv) publie dans la revue Human Reproduction les résultats d'un nouveau test de détermination du fœtus suite aux recherches menées par son équipe de chercheurs israélienne. Dès le 16ème jour de grossesse, un couple pourrait théoriquement connaître le sexe de son enfant. En effet, la concentration de l'hormone de grossesse HCG est 20 % plus élevée si le fœtus est une fille. Toutefois, ce dosage est à lui seul insuffisant et d'autres marqueurs sont nécessaires pour la mise au point d'un test précoce. 

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Le Quotidien du Médecin 04/02/01 - Le Figaro 2-3/02/02

 

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Les anglais et le suicide assisté

D'après le Journal of Medical Ethics (février 2002), 84% des britanniques seraient en faveur du suicide médicalement assisté à condition que la demande émane d'un patient atteint d'une maladie incurable. 
Parmi les 1000 personnes interrogées par le dernier British Social Attitudes Survey, 54% seraient également en faveur d'une aide au suicide apportée par un membre de la famille.

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Le Figaro 2-3/02/02