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Mardi 31 décembre 2002
Revue de presse du 31/12/02
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Clonage : Miroir d'une humanité "objet" 

Gérard Huber, psychanaliste et auteur du livre "Anatomie de la séparation"revient sur les problèmes psychiques causés par la naissance d'un bébé clone. 
Aujourd'hui de plus en plus l'homme tend à devenir un objet d'étude et de ce fait se sépare de sa condition même de sujet : "jusqu'alors l'espèce humaine était nécessairement le sujet humanité se prenant pour objet. Mais à partir du moment où l'humanité devient elle même un objet (...) ce sujet ne va plus de soi" affirme t-il. L'homme n'est donc plus ce sujet qui connaît ce qui est bon pour l'espèce humaine mais il devient décisionnaire sur son droit ou non à poursuivre son existence en tant que sujet ou en tant qu'objet. Dorénavant cohabiteront deux types d'individus soumis à des droits différents :  ceux qui  décideront que leurs droits sont nécessairement ceux de l'espèce humaine et que l'on peut qualifier de droit de l'humanité et ceux qui décideraient que leurs droits peuvent et doivent , le cas échéant, aller à l'encontre de l'espèce humaine.
Maintenant que l'espèce humaine peut se reproduire quand elle veut, il y a fort à parier qu'elle va revendiquer le droit de se reproduire comme elle veut, ce qui nous conduit tout droit à l'eugénisme.

Le Figaro 31/12/02

 

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Cellules de cordon : 15 ans de vie

D'après une étude américaine, les cellules souches du cordon ombilical d'un nouveau né se conserveraient parfaitement pendant au moins 15 ans de congélation.
Jusqu'alors on estimait que la durée de congélation de ces cellules ne devait pas dépasser 3 à 5 ans. 
Les chercheurs concluent donc à l'intérêt de conserver les cordons ombilicaux des nouveaux nés pour en utiliser ultérieurement les cellules souches afin de traiter une maladie affectant  son "ancien propriétaire"

Edicom 31/12/02 - Sciences et Avenir 31/12/02 - Le Quotidien du Médecin 17/01/03

 

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La grève des gynécologues semble inéluctable

Les gynécologues-obstétriciens du secteur privé qui avaient annoncé la semaine dernière (cf revue de presse du 26/12/02) leur intention de lancer un mouvement de grève à partir du 1er janvier devraient passer à l'acte dès demain.
Ils contestent la forte hausse du tarif de leur assurance professionnelle et menacent de ne pas renouveler leur contrat couvrant leur responsabilité civile médicale après le 31 décembre selon les conditions imposés par le Groupement temporaire des assurances médicales (GTAM). Cette mesure les empêcherait de pratiquer des accouchements et des actes de chirurgie gynécologique.Les hôpitaux publics seraient alors contraints d'assurer toutes les naissances alors que d'ordinaire les cliniques privées assurent 45% des 770 000 naissances.
Hier, le Syndicat national des gynécologues et obstétriciens de France (SYNGOF) a demandé l'intervention "en urgence" de Jean-Pierre Raffarin afin qu'une solution temporaire soit trouvée. Les médecins se donnent six mois pour "discuter avec les assureurs". En attendant, ils réclament le versement "exceptionnel" d'une aide financière de la part de la CNAM et une revalorisation de leurs honoraires pour compenser la hausse du tarif de leur assurance.

Libération (Julie Lasterade ) 31/12/02 - Le Nouvel Observateur 31/12/02 

 

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Le débat commence à l'Université catholique de Louvain

A la suite de la déclaration très controversée du Pr Jacques Donnez, chef du service gynécologie et de fécondation in vitro à la clinique Saint Luc de l'Université catholique de Louvain-la-Neuve (UCL) pour qui la recherche sur les embryons humains ne porte pas atteinte à la dignité de l'homme et qui de ce fait refuse de s'aligner sur les recommandations de l'Académie pour la Vie concernant le respect de l'embryon, de nombreux professeurs et personnalités de l'UCL ont souhaité ouvrir un débat au sein de l'université. A cette occasion, le Pr Michel Ghins, Professeur de Philosophie des sciences à l'UCL est revenu sur la question du statut de l'embryon.
L'embryon humain fait aujourd'hui l'objet de toutes les convoitises que ce soit de la part des chercheurs, des centres de recherche ou des sociétés pharmaceutiques.  Si le soulagement de la souffrance, l'avancement de la science et le profit mesuré sont des objectifs louables, ils ne doivent se réaliser que dans le respect de la dignité de l'homme et contribuer au bien de toute l'humanité, sans exception. Et c'est là que se pose la question du statut de l'embryon.
Certains prétendent que la dignité de l'embryon et de l'être humain en général dépend d'une reconnaissance des autres membres de la "communauté humaine". En l'absence de cette reconnaissance, notamment la reconnaissance parentale, l'embryon ne possède alors pas de statut éthique.
Or la déclaration universelle des droits de l'homme proclame que chaque être humain bénéficie des mêmes droits en particulier des droits à la vie et à l'intégrité physique, et ce de façon égalitaire, indépendamment de leur race, leur sexe, leur religion, leur fortune, ou de tout autre situation, y compris leur état de santé ou de handicap.
Affirmer donc que l'embryon possède les mêmes droits que la personne humaine adulte, droit fondamental à la vie et  intégrité physique, c'est s'inscrire dans une dynamique du progrès éthique a expliqué Michel Ghins lors de son intervention.
De ce fait utiliser l'embryon à des fins de recherche ne peut être toléré a t-il conclu. 

Gènéthique 31/12/02 

 

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