www.genethique.org

 

Lundi 9 décembre 2002
Revue de presse du 09/12/02
Revue précédente

Article suivant

Le Conseil d'État approuve la loi "anti-Perruche"

Dans le cadre de l'Affaire Perruche et de la loi du 4 mars 2002, le Conseil d'État a été saisi par le tribunal administratif pour savoir si cette loi s'appliquait aux litiges en cours notamment dans le cas de la famille Draon (cf revue de presse du 05/09/01).
Rappelons que la loi du 4 mars 2002 disait dans son article 1er  :
"Nul ne peut se prévaloir d'un préjudice du seul fait de sa naissance.La personne née avec un handicap dû à une faute médicale peut obtenir la réparation de son préjudice lorsque l'acte fautif a provoqué directement le handicap ou l'a aggravé, ou n'a pas permis de prendre les mesures susceptibles de l'atténuer.
Lorsque la responsabilité d'un professionnel ou d'un établissement de santé est engagée vis-à-vis des parents d'un enfant né avec un handicap non décelé pendant la grossesse à la suite d'une faute caractérisée, les parents peuvent demander une indemnité au titre de leur seul préjudice. Ce préjudice ne saurait inclure les charges particulières découlant, tout au long de la vie de l'enfant, de ce handicap. La compensation de ce dernier relève de la solidarité nationale."

Le Conseil d'État a indiqué que ce dispositif était applicable immédiatement y compris pour les familles déjà engagées dans une procédure d'indemnisation. Par ailleurs, il a estimé que ce dispositif de réparation "décidé par le législateur pour des motifs d'intérêt général, tenant à des raisons d'ordre éthique, à la bonne organisation du système de santé et au traitement équitable de l'ensemble des personnes handicapées" n'était pas "incompatible" avec la Convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
La famille Draon qui avait obtenu 153 000€ d'indemnités provisionnelles devrait donc rembourser une grande partie de cette somme, en attendant que le dispositif  de la "solidarité nationale" soit mis en place. Le ministère de la santé a toutefois souligné que ces familles feraient l'objet "d'une attention spécifique du gouvernement". Quant au projet de loi rénovant la prise en charge des personnes handicapées, il devrait être présenté au Conseil des ministres dès l'été 2003.

Pour plus d'informations :
Consultez l'avis rendu par le Conseil d'Etat
Les dossiers Gènéthique "Affaire Perruche" et "Loi du 4 mars 2002 & Solidarité nationale"

Le Monde (Sandrine Blanchard - Cécile Prieur) 07/12/02 - La Croix (Pierre Bienvault) 09/12/02 - Libération 07/12/02 - Le Figaro 07/12/02 et  (Laurence de Charette) 10/12/02 - Le Quotidien du Médecin (Ph. R) 10/12/02

 

Revue de presse du 09/12/02
Article précédent

Article suivant

Bioéthique : le rôle des universités catholiques 
Jean Paul II a participé jeudi dernier au congrès international promu par la congrégation romaine pour l'Éducation catholique et par la Fédération internationale des Universités catholiques .
A cette occasion, le pape a rappelé que "les  centres universitaires qui portent le nom de catholique se doivent de respecter les lois de l'Église et le Magistère, notamment en matière de bioéthique". Jean-Paul II est revenu sur la vocation des Universités catholiques. Elles doivent s'assurer que "la formation culturelle et la recherche soient au service du bien commun et de l'homme qui ne peut pas être considéré comme un simple objet d'investigation" a t-il ajouté. Il a par ailleurs appelé les universités catholiques a prendre une "part active dans la recherche et dans le développement du savoir pour la promotion des personnes et le bien de l'humanité".
Jean-Paul II n'a pas manqué d'évoquer les questions d'actualité comme le statut de l'embryon et les cellules souches "objets d'expériences et de manipulations inquiétantes qui ne sont toujours pas morales ni justifiées scientifiquement".
Enfin, revenant sur le concept de globalisation, Jean-Paul II a regretté que les décisions politiques légales et bioéthiques soient dictées non par des préoccupations humaines et sociales mais en fonction de considérations économiques.

Zénith 06/12/02 - La Croix (Yves Petitte) 16/12/02

 

Revue de presse du 09/12/02
Article précédent

Revue suivante

Canada : pas de brevet sur la souris Onco

En 1985, l’université américaine Harvard déposait une demande de brevet sur la souris génétiquement modifiée, Onco. 
Les Etats-Unis, l’Union européenne et le Japon l’avaient autorisé mais le Commissariat au brevet canadien avait rejeté la demande.Le 5 décembre dernier, les neuf sages de la Cour suprême du Canada ont à leur tour refusé d'accorder un brevet canadien à l’université Harvard estimant que la loi canadienne sur les brevets ne pouvait pas s’appliquer aux formes de vie supérieures. 
La Cour suprême renvoie au Parlement la responsabilité de réformer la loi. Si certains s’inquiètent des retombées sur la recherche au Canada, Richard Gold de l'université McGill estime que « cette décision ne devrait pas léser outre mesure les industriels et chercheurs canadiens ».

Sciencesetavenir.com (Cécile Dumas) 06/12/02 – Le Devoir (Pauline Gravel) 09/12/02 - Le Quotidien du Médecin 10/12/02

 

Abonnez-vous à la revue de presse quotidienne et/ou au bulletin mensuel, c'est gratuit !

 

Retour accueil revue de presse