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Mercredi 4 décembre 2002
Revue de presse du 04/12/02
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La réforme de Jacques Chirac en faveur des personnes handicapées

Le président de la république Jacques Chirac a tracé hier les grandes lignes d'une réforme de la politique d'aide en faveur des personnes handicapées. Il a ainsi préconisé une refonte de la politique en faveur des personnes handicapées d'ici à l'été 2003 autour de deux axes : la mise en place d'un système d'aide personnalisée et l'accès au monde du travail. Jacques Chirac a demandé au gouvernement de présenter en Conseil des ministres son projet de réforme  "avant l'été prochain en vue d'un examen par le Parlement à l'automne"
Le Président souhaite notamment changer de logique en passant d'un système d'aide unique adoptée il y a 25 ans à une logique "qui prenne pleinement en compte les besoins particuliers de chaque cas individuel".
Il a annoncé que l'action en faveur des personnes handicapées serait "érigée au rang de grande cause nationale" en 2003 et que chaque année une Conférence des handicaps serait réunie"afin d'évaluer les progrès de la réforme."
Par ailleurs, il a souhaité la création de "maisons des personnes handicapées"  et a suggéré l'institution d'"un nouveau droit à la compensation" pour prendre en charge"les surcoûts" liés au handicap.
C'est le débat autour de l'Affaire Perruche qui a permis de mettre en lumière les failles de la solidarité nationale et de l'intégration des personnes handicapées.

Consultez l'intégralité du discours de Jacques Chirac 
Le Figaro (Anne Fulda - Laurence de Charette) 04/12/02 - La Croix (Emmanuelle Réju) 04/12/02 - Libération 04/12/02 - 
Le Quotidien du Médecin (Philippe Roy) 05/12/02 et 13/12/02 - Le Monde 05/12/02

 

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Des cellules souches pour lutter contre la sclérose en plaques

Des spécialistes de la sclérose en plaques se réunissent aujourd'hui au palais des Congrès de Paris. Ce sera l'occasion pour eux de faire le point sur le potentiel des cellules souches dans le traitement de cette pathologie.
Rappelons que la sclérose en plaques est due à une altération de la myéline, substance qui entoure les fibres nerveuses. Pour le Pr Catherine Lubetzki, les cellules souches "représentent un potentiel extraordinaire, mais il faudra avant toute application thérapeutique, être sûr que l'utilisation des cellules souches ne présentent pas de risques".
Une voie en cours d'expérimentation est d'utiliser des cellules souches adultes provenant du système nerveux pour réparer la myéline.Une autre voie serait d'utiliser des cellules embryonnaires. Des essais sont en cours aux Etats-Unis. Pour les applications chez l'homme, il sera nécessaire de déterminer les types de patients et de lésions concernés.

Le Quotidien du Médecin (Dr Béatrice Vuaille) 04/12/2002

 

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L'insuffisance cardiaque traitée par thérapie cellulaire
Une étude baptisée "cellules ES (pour souche embryonnaire) et différenciation cardiaque" permettrait de traiter l'insuffisance cardiaque en faisant appel à des cellules souches embryonnaires. L'étude a été menée sur des rats. 
En transplantant des cellules souches embryonnaires dans des coeurs post-infarctus de rat, l'équipe a constaté que les cellules souches se différenciaient spontanément en cellules cardiaques. Les chercheurs espèrent ainsi trouver une alternative à la greffe du myocarde qui est une intervention  chirurgicale lourde.
Rappelons toutefois que 2 études en Australie et en Californie (cf revue de presse du 11/04/02 et du 03/05/01) ont démontré il y a quelques mois l'efficacité de greffes de cellules souches adultes sur de sujets souffrant également d'insuffisance cardiaque.

Newspresspro 04/12/02 - Le Quotidien du Médecin (E. de V.) 05/12/02

 

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Les maternités en crise

Le professeur Bernard Blanc, président du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) vient de tirer une véritable sonnette d'alarme : alors que la natalité française connaît sa plus forte hausse, les services hospitaliers "ne peuvent plus remplir leurs missions" et  la qualité des soins dans les services de néonatologie est mise en péril.
En cause : la pénurie de médecins, de sages-femmes et d'infirmières, la mise en place de la réduction du temps de travail, le manque de lits et les difficultés en matière d'assurance professionnelle.
Si jusqu'alors aucune répercussion sur la mortalité maternelle et infantile n'a été constatée, des signes avant coureur semblent apparaître. Ainsi 30% des décès des mères sont dus à des hémorragies qui dans 80% des cas auraient pu être évitées si la prise en charge et le diagnostic avaient été plus rapides.
Pour la Fédération des gynécologues obstétriciens des centres hospitaliers, la solution passe par la suppression des maternités et une "restructuration massive".
Un audit confié à trois professeurs de médecine sera remis en juin au gouvernement.

Le Monde (Sandrine Blanchard) 04/12/02

 

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