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Lundi 2 décembre 2002
Revue de presse du 02/12/02
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L'UNESCO face au DPI 

Le Comité international de bioéthique (CIB) de l'Unesco qui s'est réuni la semaine dernière à Montréal vient de proposer des directives concernant  le diagnostic pré-implantatoire.
"Nous avons voulu définir des gardes fous sans être trop restrictifs" a déclaré Hans Galjaard, rapporteur du groupe de l'UNESCO. L'usage du DPI devrait se limiter aux maladies cliniquement graves et aux couples ayant une histoire chargée. En revanche aucune liste de maladies reconnues assez sérieuses ne sera établi. Pour Hans Galjaard  certaines maladies présentent en effet des variantes dont la gravité et l'évolution cliniques sont variables. "De plus la gravité de certaines de ces maladies ne sera probablement pas la même dans 20 ans. Davantage de débats publics et de discussions parmi les professionnels seront nécessaires pour définir avec précision ce qu'est une maladie grave" ajoute t-il.
Le CIB exclut que l'on ait recours au DPI pour des raisons non médicales ainsi que pour des raisons "d'équilibrage familial" ou de préférences culturelles.
Reste la question de l'utilisation du DPI pour les "bébés médicaments", c'est à dire pour identifier un embryon compatible avec un frère ou une soeur atteint d'une maladie génétique nécessitant un donneur de moelle ou de sang compatible. Dans ce cas le rapport souligne que "si on permet l'emploi du DPI pour dépister une maladie génétique spécifique, il est difficile d'élever ensuite des objections morales à une sélection fondée sur la compatibilité immunogénétique visant à sauver un frère ou une soeur malades".
Enfin le groupe de travail s'est opposé à ce que des couples atteints d'une maladie génétique aient recours à cette technique pour donner naissance à un enfant atteint du même handicap dans le but que cet enfant s'intègre mieux à sa famille.
Deux personnes handicapées sont quant à elles venues exprimer leurs inquiétudes face à cette technologi
e sert à écarter les individus destinés à souffrir d'un handicap.

Consulter en ligne le projet de rapport sur le diagnostic génétique pré-implantatoire et les interventions sur la lignée germinale du CIB (30/09/02).

Le Devoir (Pauline Gravel) 30/11/02

 

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L'émergence de la médecine foetale
Le Quotidien du Médecin se fait l'écho de plusieurs ouvrages relatifs à la médecine foetale.
Chantal Haussaire-Niquet qui a vécu le drame d'un avortement thérapeutique souligne dans son livre "Lettre à Jacques"  l'importance de faire reconnaître l'existence par la société civile de "ce bébé non né, mais mort". Un pas a été fait pour amorcer la régression du déni social et juridique du deuil vécu par les parents d'un enfant mort in utero, grâce à la circulaire ministérielle qui réduit le délai légal à partir duquel un enfant peut être déclaré à l'état civil. Mais tout reste à faire pour les enfants morts à moins de 6 mois de grossesse.  Le Dr Maryse Dumoulin dans sa post face se félicite des étapes qui ont été franchies pour briser la conspiration du silence qui a longtemps entouré l'expérience éprouvante des interruptions médicales de grossesse. 
Dans son ouvrage "Décisions en médecine foetale" François Sirol, pédopsychiatre analyse , les étapes psychologiques franchies par les parents soumis à ce drame. 
Enfin, le livre de Myriam Szejer et Richard Stexart "Ces neuf mois là" examinent de la conception à l'après -accouchement , les difficultés psychologiques, les conflits, les non-dits et les modalités d'adaptation vécues par différentes femmes.

Le Quotidien du Médecin (Dr Caroline Martineau) 02/12/02

 

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