Revue de presse du 30/04/2002
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L’hommage aux enfants handicapés euthanasiés par les nazis

L’année dernière la ténacité d’une autrichienne, dont la sœur handicapée était mystérieusement décédée pendant la guerre, avait permis de faire la lumière sur la fin terrible de ces enfants handicapés mentaux (cf. revue de presse du 31/10/01). C’est près de 800 enfants qui auraient ainsi été internés, affamés, empoisonnés et pour finir disséqués entre 1939 et 1945 par un médecin Autrichien, le docteur Gross et son équipe de tortionnaires. Le IIIème Reich avait ainsi ouvert plusieurs établissements, point de départ du programme d’euthanasie planifié par Berlin où ont été internés, à partir de 1940, ces « bouches inutiles », ces « rebus de la société » qui n’avaient pas leur place dans l’empire de la race « pure ».
Le but scientifique de ces tortures était d’étudier l’évolution des maladies respiratoires et génétiques ainsi que les conséquences de l’absorption de barbituriques sur le système nerveux. Pour finir on injectait aux petites victimes une dose mortelle avant de conserver leurs poumons et leurs cerveaux à des fins de recherche.
En 1997, les « petits morts sur ordonnance » ont été reconnus comme victimes du national-socialiste, mais le docteur Gross, lui n’a toujours pas été sanctionné de ses crimes.
Dimanche, l’Autriche a rendu un hommage solennel à ces enfants qui ont enfin reçu une sépulture.

Libération (Pierre Daum) 29/04/02 -  Le Figaro (Françoise Lepeltier) 30/04/02

 

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Pas de suicide assisté pour Diane Pretty

La Cour européenne des droits de l'homme (CRDH) a rejeté la demande de suicide assisté de Diane Pretty. Cette britannique de 43 ans, atteinte d'une sclérose latérale amyotrophique (maladie neurodégénérative entraînant une paralysie des muscles), demandait que son mari ne soit pas poursuivi s'il l'aidait à se suicider. Selon la loi britannique, il encourait 14 ans de prison car l'aide au suicide est considérée comme un crime.
Les 7 juges strasbourgeois ont considéré qu'il n'était "pas possible de déduire de (...) la convention européenne des droits de l'homme un droit à mourir, que ce soit de la main d'un tiers ou avec l'assistance d'une autorité publique" et qu'on ne peut "obliger l'État à cautionner des actes visant à interrompre la vie". Les juges ont souligné que les poursuites judiciaires ne sont pas systématiques dans "certains cas particuliers" d'euthanasie.
Pour Lucien Neuwirth, ancien sénateur, rapporteur de la loi sur la douleur et les soins palliatifs "admettre une telle démarche, c'est risquer d'ouvrir une brèche aux conséquences graves et incontrôlables". Daniel d'Hérouville, président de la société française des soins palliatifs, s'interroge "cette personne qui crie sa souffrance bénéficie-t-elle de tous les moyens pour la soulager au plan physique et psychique ? Cette décision de la Cour européenne est en totale cohérence avec le Conseil de l'Europe, qui a estimé récemment que rien ne pouvait justifier de donner intentionnellement la mort". 
La journaliste du Figaro rappelle les propos de pape Jean-Paul II sur l'acharnement "inutile" à maintenir en vie des malades condamnés et estime que la Cour européenne en a jugé autrement pour Diane Pretty. Rappelons que le suicide assisté et l'acharnement thérapeutique sont deux problèmes différents et nullement comparables (ndlr).
Des 44 pays membres du Conseil de l'Europe, les Pays-Bas sont les seuls à avoir dépénalisé l'euthanasie.
Lire l'arrêt "Affaire Pretty" de la Cour européenne des droits de l'homme

 La Croix (Laurent d'Ersu) 30/04/02 - Le Figaro (Dr Martine Perez) 30/04/02 - Libération (Nicole Gauthier) 30/04/02 - Le Quotidien du Médecin 01/05/02 - Le Monde (Rafaële Rivais) 01/05/02

 

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Mère porteuse

Un couple français s'apprête à recourir à une mère porteuse en Angleterre où cette pratique est autorisée. La femme a subi une ablation de l'utérus après la naissance de son premier enfant et ne peut donc plus avoir d'enfants. 

Après avoir contacté une association à but non lucratif, ils attendent de trouver une mère porteuse car c'est cette dernière qui se propose et qui choisit le couple. Puis après une fécondation « in vitro » des deux gamètes des parents, il y aura l'implantation chez la mère porteuse. A la naissance, l'enfant sera déclaré par la mère porteuse et le père demandeur. Puis la mère (porteuse) légale abandonnera au père ses droits parentaux sur l'enfant que devra reconnaître la mère (demandeuse).

Actuellement, une autre affaire est en cours concernent le cas d'une mère porteuse britannique ayant " loué son ventre"  à un couple américain. Quand cette mère porteuse découvre qu'elle attend des jumeaux, le couple ne voulant qu'un enfant, lui demande d'en sacrifier un par IVG. Elle refuse entraînant un conflit à l'issue duquel elle décide de garder les deux petites filles dont elle a accouché en novembre en Grande-Bretagne.

La Dépêche du Midi (Myriam Laffont - Louis Destrem) 30/04/02