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Le
site hebdomadaire de la revue scientifique New Scientist
informait en ligne vendredi 5 avril la grossesse d'une femme porteuse
d'un embryon obtenu par clonage. Cet article reprenait la déclaration
faite, mardi dernier, par le gynécologue italien Severino Antinori au
cours d'une conférence sur l'ingénierie génétique et la recherche
sur le clonage dans le monde à Dubaï (Émirats arabes unis).
Cette déclaration laisse la communauté scientifique très
dubitative et critique sur les projets de docteur Antinori. D'autant
plus, que celui-ci n'a pas fait plus de commentaires expliquant
que " la recherche a besoin de silence ".
Cette polémique intervient alors que l'Assemblée générale
de l'ONU est en train de rédiger une convention internationales
interdisant le clonage reproductif (cf.
revue de presse du 28/02/02). Par ailleurs, de nombreuses études
ont montré que chez les animaux, le taux de réussite du clonage se
situe entre 1 et 5%. Rappelons qu'il a fallu 277 tentatives avant que
naisse la brebis Dolly.
Pour le ministre italien de la Santé, Girolamo Sirchia, "
une telle grossesse serait du point de vue médical, un saut dans
l'inconnu, du point de vue juridique, un acte totalement
illégal, et d'un point de vue moral , une aberration ". Pour
Rudolf Jaennisch, expert en clonage au Massachussetts Institute of
Technology (MIT) " Antinori se sert de l'homme comme d'un
cobaye pour mener à bien ses projets douteux. il faut l'arrêter. Il
n'y a pas de moyen à l'heure actuelle, de prédire si un clone
évoluera en un individu normal ou pas ". Enfin, le
Professeur René Frydman explique qu'il ne sera pas étonné dans
quelques jours de l'annonce d'une fausse couche de la femme et " que
personne ne pourra prouver ce qu'il a fait ou pas. Mais avec ce coup
de pub il récoltera de l'argent de quelques fous milliardaires
".
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