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Depuis
le 1er avril les Pays-Bas ont légalisé l’euthanasie (cf
revue de presse du 02/04/02). Cette légalisation succède à une
tolérance depuis plusieurs années.
Dominique Quinio, rappelle dans le journal La Croix qu’il
serait faux de penser que l’euthanasie remédie à toutes les
interrogations de l’homme face à la mort. « Rendre le
passage moins douloureux pour ceux qui partent comme pour ceux qui
restent », tel doit être notre combat.
Ce débat à été l’occasion de réfléchir au développement
des soins palliatifs. Aux Pays-Bas, il a été constaté que le développement
de ces soins s’accompagne d’une diminution des demandes
d’euthanasie. Les unités de soins palliatifs se multiplient dans
les hôpitaux et les projets de formation connaissent un énorme succès
auprès des médecins. Alors que la nouvelle loi est souvent perçue
par les patients comme leur donnant un droit à l’euthanasie, les médecins
rappellent qu’ils doivent d’abord proposer toutes les solutions thérapeutiques
possibles.
En France, l’euthanasie reste un meurtre passible de trente
ans de réclusion mais de nombreux débats sont actuellement en cours
pour dépénaliser partiellement l’euthanasie. Par ailleurs, Bernard
Kouchner a annoncé pour le 16 avril un texte ainsi qu’une réunion
de médecins, philosophes et religieux sur cette question.
En Europe, seuls les Pays-Bas ont dépénalisé l’euthanasie
mais quelques pays tolèrent le suicide assisté et l’abstention thérapeutique
si le patient le demande. La Belgique pourrait être le deuxième pays
à l’autoriser.
Aux
Etats-Unis, la loi fédérale interdit l’euthanasie et seul l’Oregon
possède une loi autorisant le suicide assisté.
Pour
plus d’informations, consultez notre dossier sur l’euthanasie
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