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Sommaire du lundi 5 août au vendredi 9 août 2002
La santé périnatale en péril
Angleterre : débat autour des bébés médicaments

 

Revue de presse du 05/08/2002 au 09/08/2002
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La santé périnatale en péril

L' AUDIPOG (Association des utilisateurs de dossiers informatisés en périnatalogie, obstétrique et gynécologie) a présenté lundi 5 août à Jean-François Mattéi, un rapport mettant en évidence une détérioration alarmante de la santé périnatale. Une reprise de la natalité, mais surtout une augmentation du nombre de grossesses multiples et de grands prématurés ainsi qu'un manque d'effectifs dans les maternités seraient à l'origine de la surcharge dans les services de néonatalogie.
Notons qu'en 1995 le nombre d'enfants prématurés était de de 44 000 dont 8 800 grands prématurés (âge gestationnel inférieur à 33 semaines). En 2001 on estime à  56 000 le nombre de prématurés dont 11 200 grands prématurés, soit une augmentation relative de 20%. Quant au nombre d'enfants issus de grossesses multiples, il est passé de 21 000 en 1995 à 33 000 en 2001.
La cause principale de cette augmentation serait liée à une prescription de plus en plus fréquente de traitements contre l'infertilité, y compris chez des femmes jeunes qui souhaitent attendre un enfant très rapidement : "aujourd'hui, ces traitements sont prescrits trop vite à la demande des couples qui veulent un bébé tout de suite. Si la conception ne survient pas dès l'arrêt de la contraception, ces couples songent immédiatement à un problème de fertilité alors que, pour des raisons physiologiques tout à fait normales, la conception peut très bien ne survenir que dans un délai d'un an ou d'un an et demi "souligne Nicole Mamelle, présidente de l'Audipog. 

Le Figaro (Sabrina Costanzo) 09/08/02 - Libération (Sandrine Cabut) 08/08/02 - La Croix (Piere Bienvault) 07/08/02 - Le Monde (Jean-Yves Nau) 06/08/02 - Le Nouvel Observateur (Cécile Dumas) 0708/02

 

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Angleterre : débat autour des bébés médicaments

Le Comité Britannique sur la fertilisation humaine et l'embryologie vient de refuser à un couple, Michelle et Jayson Whitaker, dont le fils est atteint d'une grave affection du sang, de pouvoir bénéficier d'un dépistage prénatal pour donner naissance à un enfant compatible avec son frère malade. En effet, la pathologie dont souffre le jeune garçon, ne nécessite pas uniquement un test génétique sur l'embryon mais également une analyse des tissus, qui elle, est illégale. 
Une décision qui a d'autant plus soulevé la controverse qu'un autre jugement avait dit le contraire en décembre dernier.
Cet imbroglio démontre clairement que la loi n'est plus adaptée aux nouvelles possibilités offertes aux médecins. 

Agence Sciences Presse  07/08/02