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L'
AUDIPOG (Association des utilisateurs de dossiers informatisés en
périnatalogie, obstétrique et gynécologie)
a présenté lundi 5 août à Jean-François Mattéi, un rapport
mettant en évidence une détérioration alarmante de la santé
périnatale. Une reprise de la natalité, mais surtout une
augmentation du nombre de grossesses multiples et de grands
prématurés ainsi qu'un manque d'effectifs dans les maternités
seraient à l'origine de la surcharge dans les services de
néonatalogie.
Notons qu'en 1995 le nombre d'enfants prématurés était de de
44 000 dont 8 800 grands prématurés (âge gestationnel inférieur à
33 semaines). En 2001 on estime à 56 000 le nombre de
prématurés dont 11 200 grands prématurés, soit une augmentation
relative de 20%. Quant au nombre d'enfants issus de grossesses
multiples, il est passé de 21 000 en 1995 à 33 000 en 2001.
La cause principale de cette augmentation serait liée à une
prescription de plus en plus fréquente de traitements contre
l'infertilité, y compris chez des femmes jeunes qui souhaitent
attendre un enfant très rapidement : "aujourd'hui, ces
traitements sont prescrits trop vite à la demande des couples qui
veulent un bébé tout de suite. Si la conception ne survient pas dès
l'arrêt de la contraception, ces couples songent immédiatement à un
problème de fertilité alors que, pour des raisons physiologiques
tout à fait normales, la conception peut très bien ne survenir que
dans un délai d'un an ou d'un an et demi "souligne Nicole
Mamelle, présidente de l'Audipog.
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