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La revue de presse du mois d'août 

Sommaire du lundi 19 août au vendredi 23 août 2002
Les aspects juridiques de la brevetabilité du génome
L'ADN mitochondrial livre ses secrets
Peut-on breveter une séquence d'ADN?
Sommaire du lundi 12 août au vendredi 16 août 2002
Artérite : le fabuleux espoir des cellules souches adultes
Génétique : une découverte prometteuse
Du sperme de cochon produit pas des souris! 
Il est urgent de se prémunir du clonage...
Sommaire du lundi 5 août au vendredi 9 août 2002
La santé périnatale en péril
Angleterre : débat autour des bébés médicaments
Sommaire du lundi 29 juillet au mercredi 31 juillet 2002
Des cellules souches pour soigner la rétine
L'infarctus soigné par thérapie cellulaire?

 

 

Revue de presse du 19/08/2002 au 23/08/2002
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  Les aspects juridiques de la brevetabilité du génome

Antoine Schoen, chercheur à l'Adis (Analyse des dynamiques industrielles et sociales), qui vient de soutenir une thèse de sciences économiques consacrée à la controverse des brevets sur les gènes humains, analyse dans le quotidien Libération le débat actuellement en cours sur la brevetabilité du génome.
Depuis plus de 20 ans, dans tous les pays industrialisés, des brevets d'invention sont attribués pour protéger des séquences de gènes humains. Les opposants à la brevetabilité du génome considèrent cet état du droit comme  scandaleux car ils l'estiment contraire aux principes de non commercialisation des éléments du corps humain. Cependant, d'un strict point de vue juridique il semble que les gènes humains puissent être brevetés. La question reste donc en suspens : les brevets sur le génome seront-ils finalement acceptés par le corps social ou se dirige t-on vers une modification du régime juridique ?
A l'heure actuelle, la première solution parait la plus vraisemblable. Mais pour l'auteur seule une volonté politique permettrait de bannir les titres de propriété sur les gènes humains, sans avoir à modifier le régime de la propriété industrielle. Bien que cette solution semble tardive et étroite, il semble que ce soit la seule qui permettrait de placer le génome hors du concept du commerce.


Pour plus d'information, consultez notre dossier sur la Génétique humaine

Libération 20/08/02 

 

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L'ADN mitochondrial livre ses secrets

Une étude publiée par le New England Journal of Medecine remet en cause un fait que l'on croyait acquis en matière de génétique. L'ADN contenu dans les mitochondries, ces petites centrales énergétiques de la cellule, ne seraient pas exclusivement transmis par les femmes mais le seraient également par les hommes.
Cette découverte pourrait bouleverser bien des certitudes en termes de génétique des populations.

Le Figaro (Catherine Petitnicolas) 23/08/02 - Le Nouvel Obsevateur (Cécile Dumas) 23/08/02 - Le Quotidien du médecin (Dr Béatrice Vuaille) 29/08/02

 

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Peut-on breveter une séquence d'ADN?

Un rapport rédigé par le Conseil Nuffield sur la bioéthique* (Royaume Uni) concernant le dépôt de brevets de nouvelles séquences d'ADN laisse entendre que les brevets pourraient brider l'innovation au lieu de la stimuler. Si les séquences d'ADN récemment découvertes répondent théoriquement aux conditions de dépôt de brevet, elles ne respectent pas les trois critères légaux habituellement utilisés pour un brevet, à savoir une découverte nouvelle, inventive et utile.
Les auteurs de ce rapport recommandent donc de modifier le processus d'octroi des brevets.

Cordis  22/08/02

 

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Artérite : le fabuleux espoir des cellules souches adultes

Selon l'hebdomadaire The Lancet daté du 10 août, un groupe de chercheurs japonais aurait mis au point un spectaculaire traitement de l'artérite. Cette maladie extrêmement invalidante est due à la présence de plaque d'athérome sur la face interne des artères. Le débit sanguin devient alors si pauvre qu'apparaissent des lésions cutanées impossibles à traiter qui évoluent vers la gangrène et justifient des amputations successives.
Les chercheurs japonais ont donc greffé des cellules souches de la moelle osseuse dans les muscles des jambes de 47 patients âgés en moyenne de 60 ans, souffrant de cette maladie. Très rapidement, ces cellules "médicaments" ont créé des néo vaisseaux entraînant la cicatrisation des lésions et la guérison de la gangrène. Les malades ont récupéré ainsi une étonnante autonomie.
Pour les spécialistes, il s'agit "d'une avancée majeure" qui représente un vrai bouleversement thérapeutique.

Le Figaro (Jean-Michel Bader) 12/08/02 - Le Monde (Jean-Yves Nau) 12/08/02 

 

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Génétique : une découverte prometteuse  

Deux équipes de chercheurs anglais et américains auraient élucidé un mécanisme moléculaire de mise en sommeil des gènes. C'est ce qu'a révélé , le quotidien anglais, "The Independant" dans son édition du 10 août. Cela pourrait ouvrir des perspectives thérapeutiques d'un nouveau type contre les maladies infectieuses virales (sida, hépatites...) voire contre des processus cancérigènes.
Dénommé "interférence de l'ARN", ce processus fait intervenir une petite molécule d'ARN (acide ribonucléique) qui vient empêcher la lecture du message porté par l'ADN - le gène- et bloquer la synthèse de protéines c'est à dire l'expression d'une fonction physiologique donnée. L'ARN interférent est quasi universel mais il n'a pas été identifié chez les êtres primitifs comme les bactéries. 
Le généticien Axel Kahn, parle de la découverte d'un "continent biologique" et nombre de spécialistes hésitent encore à définir l'exacte portée de cette découverte.
Quoiqu'il en soit, l'enjeu pour les laboratoires de recherche et les géants pharmaceutiques apparaît considérable.

Le Monde (Jean-Yves Nau) 13/08/02 - La Croix (Denis Sergent) 13 et 14/08/02 - Libération (Julie Lasterade) 13/08/02 - Le Parisien (Nicolas Fertin) 13/08/02 - Le Nouvel Observateur (Valérie Frison et Cécile Dumas) 13/08/02

 

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Du sperme de cochon produit pas des souris! 

Des chercheurs américains et allemands ont réussi à faire produire du sperme de cochon et de bouc en faisant des greffes de tissus testiculaires d'animaux nouveau-nés dans le dos de souris de laboratoire.
Les chercheurs se réjouissent de leur succès qui permet d'obtenir "une source potentiellement inépuisable de spermatozoïdes". Pour Ina Dobrinski qui a conduit cette étude "les applications à l'homme ne sont encore que spéculations". Cette découverte pourrait trouver des applications en médecine notamment en ce qui concerne la procréation assistée et la conservation du sperme de jeunes patients atteints de cancers. Elle représente également un espoir pour la préservation des espèces animales en voie de disparition. 
Toutefois, la revue Nature ne manque pas de souligner les risques médicaux et éthiques que pose ce type de greffe. 

Le Figaro (Cyrille Vanlerberghe) 16/08/02 - Libération (Julie Lasterade) 16/08/02 - La Croix 16/08/02

 

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Il est urgent de se prémunir du clonage...

Dans un article paru dans le journal Libération, Laurent Flieder, maître de conférences à l'université Paris  X et auteur d'un roman qui raconte le destin d'un jeune garçon obtenu par le clonage de son père *, s'inquiète des conséquences des expériences du Dr Severino Antinori concernant le clonage reproductif (cf revue de presse du 12/07/02)
Il met en garde notamment sur l'étendue des ravages que provoquerait dans la conscience d'un être humain, le fait d'apprendre qu'il est la "copie" de son père ou de sa mère et qu'il a été conçu dans ce but. Il souligne qu'un individu produit par clonage serait par définition privé du gigantesque brassage génétique grâce auquel chaque individu est différent, unique et irremplaçable. "Comment imaginer l'identité de celui qui naît jumeau de son père ou de sa mère? Comment se forgera t-il une identité propre et unique lorsqu'il aura face à lui le modèle dont il est le calque? Le clone sera prisonnier d'un corps existant avant lui, et il verra en regardant son père ou sa mère vieillir, comment lui-même sera appelé à vieillir et peut être à mourir."
Laurent Flieder estime que plutôt d'accepter un tel état de fait, il importe aujourd'hui de s'en prémunir, notamment, par le législatif. Selon lui, seule une législation internationale peut espérer quelque efficacité.

* "Alter ego" HB Editions, 2002

Libération.fr 14/08/02

 

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La santé périnatale en péril

L' AUDIPOG (Association des utilisateurs de dossiers informatisés en périnatalogie, obstétrique et gynécologie) a présenté lundi 5 août à Jean-François Mattéi, un rapport mettant en évidence une détérioration alarmante de la santé périnatale. Une reprise de la natalité, mais surtout une augmentation du nombre de grossesses multiples et de grands prématurés ainsi qu'un manque d'effectifs dans les maternités seraient à l'origine de la surcharge dans les services de néonatalogie.
Notons qu'en 1995 le nombre d'enfants prématurés était de de 44 000 dont 8 800 grands prématurés (âge gestationnel inférieur à 33 semaines). En 2001 on estime à  56 000 le nombre de prématurés dont 11 200 grands prématurés, soit une augmentation relative de 20%. Quant au nombre d'enfants issus de grossesses multiples, il est passé de 21 000 en 1995 à 33 000 en 2001.
La cause principale de cette augmentation serait liée à une prescription de plus en plus fréquente de traitements contre l'infertilité, y compris chez des femmes jeunes qui souhaitent attendre un enfant très rapidement : "aujourd'hui, ces traitements sont prescrits trop vite à la demande des couples qui veulent un bébé tout de suite. Si la conception ne survient pas dès l'arrêt de la contraception, ces couples songent immédiatement à un problème de fertilité alors que, pour des raisons physiologiques tout à fait normales, la conception peut très bien ne survenir que dans un délai d'un an ou d'un an et demi "souligne Nicole Mamelle, présidente de l'Audipog. 

Le Figaro (Sabrina Costanzo) 09/08/02 - Libération (Sandrine Cabut) 08/08/02 - La Croix (Piere Bienvault) 07/08/02 - Le Monde (Jean-Yves Nau) 06/08/02 - Le Nouvel Observateur (Cécile Dumas) 0708/02

 

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Angleterre : débat autour des bébés médicaments

Le Comité Britannique sur la fertilisation humaine et l'embryologie vient de refuser à un couple, Michelle et Jayson Whitaker, dont le fils est atteint d'une grave affection du sang, de pouvoir bénéficier d'un dépistage prénatal pour donner naissance à un enfant compatible avec son frère malade. En effet, la pathologie dont souffre le jeune garçon, ne nécessite pas uniquement un test génétique sur l'embryon mais également une analyse des tissus, qui elle, est illégale. 
Une décision qui a d'autant plus soulevé la controverse qu'un autre jugement avait dit le contraire en décembre dernier.
Cet imbroglio démontre clairement que la loi n'est plus adaptée aux nouvelles possibilités offertes aux médecins. 

Agence Sciences Presse  07/08/02

 

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Des cellules souches adultes pour soigner la rétine

Selon des chercheurs américains des cellules souches issues de la moelle osseuse permettraient un jour de soigner certaines maladies des yeux. 
Les chercheurs ont réalisé leurs expériences sur des souris rendues aveugles un mois après leur naissance par une détérioration des vaisseaux sanguins de l'oeil. Ils leur ont injecté dans les yeux des cellules souches issues de la moelle osseuse et ont constaté que ces cellules se sont mêlées aux cellules de la rétine pour former de nouveaux vaisseaux sanguins. 
Si ce processus fonctionnait chez l'homme, il permettrait de soigner des maladies de l'oeil affectant les vaisseaux sanguins de la rétine notamment la rétinopathie diabétique et la dégénérescence maculaire due à l'âge, deux maladies qui rendent aveugle à terme.
Par ailleurs, les chercheurs ont montré que préalablement modifiées, ces cellules souches adultes peuvent aussi stopper une vascularisation excessive.

Le Nouvel Observateur 29/07/02 - Le Parisien 29/07/02 - Cybersciences (Aurélie Deléglise) 29/07/02 - Le Télegramme 30/07/02

 

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L'infarctus soigné par thérapie cellulaire?

L'Assitance publique-Hôpitaux de Paris et la société américaine Genzyme Biosurgery ont annoncé mardi 30 juillet le lancement d'un vaste essai de thérapie cellulaire visant à soigner l'insuffisance cardiaque sévère. Menée au près de 300 malades en Europe et en Amérique du Nord, cette étude permettra d'évaluer l'efficacité du traitement consistant à greffer dans le coeur de patients victimes d'infarctus, leurs propres cellules musculaires préalablement mises en culture.
Cette étude découle des succès obtenus en France par l'équipe du Pr. Philippe Menasché, chirurgien cardiaque à l'Hôpital Georges Pompidou. Sur les 10 patients qui ont bénéficié depuis l'an 2000 de ce type d'intervention, neuf sont en bonne santé et un est décédé d'un accident vasculaire cérébral.

Le Figaro (Erwan Lecomte) 31/07/02 - Le Nouvel Observateur 31/07/02 - Le Monde (Jean-Yves Nau) 01/08/02 - La Croix 01/08/02

 

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