Lettre d’information et d’analyse sur l’actualité scientifique
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Le
rapport n°65 du Conseil consultatif national d'éthique (CCNE), intitulé
"Réflexions éthiques autour de la réanimation néonatale",
dresse un constat frappant. Les médecins réanimateurs néo-natologistes
français acceptent très unanimement l'infanticide des nouveau-nés à
haut risque de séquelles neurologiques graves. Ils considèrent à 73 %
qu'il est acceptable, dans ces situations, d'administrer une substance
mettant fin à la vie de l'enfant. Plus de 50 % des décès dans les
services de soins intensifs pour nouveau-nés suivent la décision
d'interrompre les soins ou d'arrêter la vie. C'est souvent immédiatement
après la naissance que se pose la question de réanimer ou non un
nouveau-né en situation de détresse aiguë. Les médecins français
font le choix de la réanimation à tout prix, puis de l'euthanasie si
la situation s'avère grave. Beaucoup de leurs collègues européens préfèrent
la réflexion préalable et refusent le risque des soins disproportionnés, limitant ainsi la tentation euthanasique. L'euthanasie des nouveau-nés à risque de handicap n'est donc pas une attitude inéluctable à laquelle seraient contraints les médecins, mais plutôt la conséquence d'habitudes "culturelles". La grande prématurité est responsable de la moitié des handicaps moteurs sévères. Les causes principales de cette prématurité, relevées dans le rapport du CCNE, sont : les grossesses tardives, une prescription abusive des inducteurs de l'ovulation et l'implantation de plusieurs embryons lors des fécondations in vitro. Parents et gynécologues, mis devant leurs responsabilités, peuvent donc éviter la survenue de nombre de ces situations dramatiques. Il faut dénoncer avec le CCNE l'insuffisance de "prévention des situations de détresse vitale à la naissance", les soins disproportionnés en période néo-natale, la "quête de performances médicales". "Vient enfin le cas où le résultat fonctionnel est mauvais mais où l'enfant continue à vivre". Pour le CCNE, cette vie ne semble pas avoir de sens en elle-même, et peut apparaître insupportable pour les parents, les soignants et la société. Euthanasier l'enfant ne serait qu'une "transgression de la loi qui interdit toute atteinte à la vie humaine". Le CCNE propose que la décision d'euthanasier l'enfant soit prise avec une participation des familles. L'objectif proposé à l'équipe médicale est d'amener les parents à une décision "déconnectée du sentiment de culpabilité". Le CCNE pense que l'infanticide serait alors justifié par une démarche collégiale de "responsabilité, discernement et humanité". Ref : http://www.ccne-ethique.org
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Alors
que la polémique bat son plein au plan politique à propos du clonage
thérapeutique, entre les partisans du « OUI » tels que le
gouvernement britannique, et les défenseurs du « NON »,
comme le parlement européen qui a adopté récemment une résolution
ferme condamnant tout clonage humain, des résultats scientifiques étonnants
renforcent l’espoir de thérapie cellulaire utilisant des cellules
souches adultes. |
| A l'heure où le gouvernement propose de modifier la loi Veil de 1975, la question de l'avortement tétanise littéralement la société française. Il n'y a pas de débat. Comme s'il était impossible sur ce sujet de s'exprimer avec raison, mesure et compassion. Comme s'il ne fallait pas en parler… Comme si tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. N'ayons pas peur d'en parler car la seule réponse digne est celle de la clémence. Les chiffres de l'avortement en France sont faciles à retenir : 1, 2, 3, 4. 1 avortement pour 2 femmes, pour 3 naissances, pour 4 conceptions. Le nombre d'IVG a augmenté de 6% en France entre 1990 et 1998 passant à 214 000, (étude DRESS du ministère de la solidarité)(1) l'un des taux les plus élevés d'Europe. Ces chiffres ne satisfont personne, y compris le gouvernement qui s'en émeut et interroge un expert, le Professeur Nisand. (2) Malgré les réticences de celui-ci, le 4 octobre, le gouvernement propose au Conseil des Ministres un projet de loi prévoyant : - l'allongement du délai légal pour avorter de 10 à 12 semaines - la suppression de l'autorité parentale pour les mineures - l'autorisation de faire de la propagande et de la publicité pour l'avortement - la suppression de la clause de conscience L'allongement du délai de 10 à 12 semaines La suppression de l'autorité parentale pour les mineures L'autorisation de faire de la propagande et de la publicité pour l'avortement La suppression de la clause de conscience " C'est une affaire de femmes " |
| Le 4 octobre la presse annonçait la naissance d'Adam aux USA. Conçu pour sauver sa grande sœur malade,
il a été choisi parmi 15 embryons fécondés in vitro sur 2 critères génétiques : il n'a pas la maladie de sa sœur et il a un système immunitaire compatible avec elle. Une première qui relance le débat sur l'utilisation du DPI... Sans oublier cet autre couple, sourd muet, qui fait appel au DPI pour sélectionner un embryon… sourd, et éliminer les autres ! La norme est subjective…
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