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N°56 - Août 2004

" En fin de vie. Répondre aux désirs profonds des personnes "
du Dr. Bruno Cadart

Un guide de l'accompagnement

L'accompagnement des personnes en fin de vie n'est ni une technique, ni une mode, ni une nouvelle méthode de "traiter la mort". S'il n'y a pas de recettes, il y a néanmoins des repères permettant d'entendre les questions posées par les personnes malades et en fin de vie.
Dans ce livre, l'auteur, le docteur Bruno Cadart, également théologien et prêtre, ne tente pas de chercher un sens à la souffrance, mais plutôt de rendre compte de la façon dont l'entourage de la personne malade va vivre avec elle jusqu'à sa mort.

Réalisé à partir d'une thèse de doctorat en médecine intitulée "Analyse de quelques questions posées par la mise en place de l'accompagnement des mourants dans un service de gériatrie long séjour ", ce livre est un véritable guide de l'accompagnement aussi pratique que passionnant.
Le chapitre sur le traitement de la douleur a été remis à jour en 2004 en essayant de démonter toutes les fausses objections qui continuent à s'insinuer dans l'opinion publique et qui font qu'aujourd'hui encore, des patients continuent de souffrir de manière totalement inacceptable à l'hôpital ou à domicile.

Des questions essentielles

Écrit en collaboration avec des malades, des familles, des associations et toute une équipe soignante, ce livre se lit d'autant plus facilement que la réflexion se déploie au fil d'une trentaine de récits et aborde des questions essentielles : comment prendre en compte l'ensemble des besoins de la personne ? Qu'est-ce qui conduit à l'acharnement thérapeutique et comment l'éviter ? Qu'est-ce que l'euthanasie et qu'est-ce qui conduit à la demander ? Comment y répondre ? Quelle parole avec le malade et sa famille ? Comment ne pas se contenter de traiter la douleur, mais servir un chemin "spirituel ", permettre à la personne de donner un sens à ce qu'elle vit ici et maintenant ?

Des histoires vécues jusqu'au bout

La plupart des témoignages et des histoires vécues concernent des patients en fin de vie ou gravement malades. On lira particulièrement quatre récits d'accompagnement de malades pour lesquels le problème majeur n'est pas la douleur physique, mais une paralysie progressive conduisant, en quelques mois, à la mort par étouffement sans plus pouvoir communiquer. Cette maladie, la sclérose latérale amyotrophique (SLA) ou maladie de Charcot, est souvent mise en avant pour réclamer une légalisation de l'euthanasie.

Pour les soignants et un large public

Ce livre éclairera autant les professionnels de santé qu'un plus large public et montre l'aspect essentiel de l'interdit d'euthanasie pour pouvoir vivre l'accompagnement. Il aidera aussi bien les malades que les familles et les soignants, particulièrement les infirmières. Signalons aussi en annexe la liste des sites Internet sur lesquels on peut s'informer sur le traitement de la douleur et les soins palliatifs.

En fin de vie. Répondre aux désirs profonds des personnes par le Dr. Bruno Cadart avec la collaboration du Dr. Annick Sachet et du Dr. Pascale Fouassier - Editions Ressources, 2004
Diffusé en France par Distribution du nouveau monde (D.N.M), 30 rue Gay Lussac, 75005 Paris ; tel : 01 43 54 49 02

 

"Réflexions sur... Mourir dans la dignité" du Dr. Bruno Cadart

Un autre ouvrage du Dr. Bruno Cadart mérite d'être signalé. Il s'agit d'un mémoire de maîtrise de théologie intitulé "Quel dialogue est possible entre l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (A.D.M.D.) et l'Église catholique sur le concept de dignité ?"

Deux conceptions d'un " mourir dans la dignité "

L'auteur tente de clarifier le débat entre deux écoles de pensées fondamentalement opposées. D'un côté, les associations qui font la promotion de l'euthanasie et du suicide assisté au nom d'un " mourir dans la dignité ". De l'autre, celles qui militent pour un accompagnement des malades dans la ligne du mouvement des soins palliatifs et du respect de l'interdit de l'euthanasie. Que l'on soit croyant ou non, quel est l'enjeu du débat sur l'euthanasie ? Quelle conception de la dignité sous-tend chacune des positions en présence ?
Bruno Cadart présente l'A.D.M.D à partir de ce qu'elle dit d'elle-même, il explique sa philosophie et sa conception de la dignité.

Dialoguer sans être dupe

Cet ouvrage présente la conception stoïcienne de la dignité de l'A.D.M.D en comparaison avec la conception catholique de la dignité de l'homme, exprimée dans Gaudium et Spes. Le droit à la mort qui, spontanément, apparaît comme un élément de liberté, enferme en réalité l'homme dans la mesure où il a de lui-même détruit en lui son humanité et s'est fermé au divin. Inversement, l'interdit du suicide et de l'euthanasie est libérateur. Il ouvre l'homme à une dimension insoupçonnée de lui-même, de l'autre et l'ouvre au divin.

Ce livre apporte des éléments de réflexion essentiels à ceux qui veulent sortir des présentations simplistes, passionnelles et souhaitent mieux comprendre l'enjeu de l'interdit de l'euthanasie tels que le défendent ceux qui s'inscrivent dans le mouvement des soins palliatifs, tel que le défend également l'Église catholique.
A l'heure où se précise en France le débat sur l'euthanasie, il est urgent de comprendre le fondement philosophique des diverses positions afin de pouvoir dialoguer sans être dupe.

Réflexions sur…mourir dans la dignité par le Dr. Bruno Cadart - Editions Ressources, 2004
Diffusé en France par Distribution du nouveau monde (D.N.M), 30 rue Gay Lussac, 75005 Paris ; tel : 01 43 54 49 02

 

"Nous t'avons tant aimé. L'euthanasie, l'impossible loi" de Bernard Debré

Une majorité de français serait favorable à une loi sur l'euthanasie. Mais ont-ils bien tous en tête la même définition du mot " euthanasie " ? " L'euthanasie, c'est souvent " oui "… sauf quand on y est confronté ! " constate le Professeur Bernard Debré qui décrit dans son livre la diversité des situations pour mieux faire comprendre qu'elle ne saurait être gérée uniformément par une loi.

Mourir dans la dignité

Ce n'est pas la mort qui est indigne, c'est l'absence d'accompagnement. Voilà bien l'étrange paradoxe du XXIème siècle : présenter l'euthanasie comme un progrès, alors que notre époque détient enfin les moyens de supprimer la douleur physique et même souvent psychologique. Comment une loi ne serait-elle pas ambiguë quand on connaît l'ambivalence du mot " dignité " ? Et qui a le droit de décider non seulement de la dignité de quelqu'un d'autre, mais encore des moyens à employer pour la lui rendre ? Et, finalement, ne s'agit-il pas d'abord de notre dignité ? Ce que nous reprochons à ces vieillards, à ces infirmes, n'est-ce pas au fond de n'être pas dignes de nous ? " N'est-ce pas d'être sortis de nos critères et d'imposer à nos regards l'insoutenable miroir de notre avenir ? "

Les dérives prévisibles

La première des dérives provoquée par une loi sur l'euthanasie serait une dérive financière : quand on sait que la dernière année de chaque français coûte plus cher à la collectivité que toute sa vie antérieure, pourquoi ne pas supprimer cette dernière année... ? Viendrait ensuite la dérive eugénique, avec la liste des pathologies qui deviendraient justiciables de l'euthanasie : handicaps lourds, démences séniles, cancers, sidas au stade terminal… Et pourquoi pas les trisomiques, les gros, les laids… ? Cette dérive eugéniste d'État ne favoriserait-elle pas, en outre, une dérive criminogène de la société, sans compter la judiciarisation accrue d'une société devenue, soudain, l'empire du soupçon : ce malade a-t-il été tué par compassion ou parce que ses voisins en avaient assez d'attendre la fin du viager ? Et ce directeur de clinique, qui ne songe qu'à libérer des lits pour rentabiliser son établissement, n'aurait-il pas extorqué une signature à ce vieux messieurs ?

Désacralisation de la vie anténatale

A l 'autre bout de la chaîne, au commencement de la vie, Bernard Debré adopte en revanche une position utilisatrice de l'embryon et du fœtus. L'auteur en effet explique que la révolution génétique donne l'immense pouvoir de modifier la vie, depuis la conception jusqu'à la naissance ; il approuve tant l'autorisation de l'avortement que la recherche sur les embryons surnuméraires, le clonage dit thérapeutique et la conception de " bébés médicaments ", du moment que la société est capable aussi de défendre les plus faibles et les enfants handicapés que leurs parents auront choisis de faire vivre. "C'est la naissance qui désormais fonde l'homme sociétal, dont la vie devient sacrée en ce qu'elle est un maillon de la société." Qu'il nous soit permis de le regretter…

Nous t'avons tant aimé. L'euthanasie, l'impossible loi par le Pr Bernard Debré - Ed. Le Cherche Midi - 2004

 

" Violences et corps des femmes du tiers-monde, le droit de vivre pour celles qui donnent la vie " de Jacqueline des Forts

Un cri de colère scientifique

Ce livre est un cri de colère scientifique qui dénonce les pires violences faites aux femmes, ces violences qui touchent les femmes du Tiers-Monde et qui sont soigneusement occultées pour des raisons financières et démographiques.

Il y a d'abord la violence obstétricale : 600 000 femmes meurent, chaque année, en donnant la vie faute de soins. En revanche, l'argent arrive à flots pour diffuser les méthodes contraceptives dangereuses et inconnues en France, le Dépo-provera et le Norplant, pour expérimenter des vaccins anti-grossesse et imposer, souvent au mépris des règles les plus élémentaires de l'éthique médicale, une méthode de stérilisation chimique à la Quinacrine. Ce livre dénonce enfin les violences faites au corps de la femme en tant qu'objet sexuel, des mutilations à la prostitution, de la pornographie et du corps féminin vendu en pièces détachées, du trafic des ovules aux locations d'utérus… L'auteur conclut enfin avec la discrimination scolaire et la déscolarisation des filles, la pire des violences peut être du fait des programmes d'ajustement structurels imposés par le FMI qui exige des pays pauvres qu'ils fassent des économies sur la santé et l'école.

L'auteur, d'abord sage-femme en Algérie, y fut ensuite médecin spécialisé en épidémiologie (ou médecine sociale).

Violences et corps des femmes du tiers-monde, le droit de vivre pour celles qui donnent la vie par Jacqueline des Forts - Édition l'Harmattan - 2002

 

  lettre mensuelle gratuite, publiée par la Fondation Jérôme Lejeune.
Directeur de la publication : Jean-Marie Le Méné et Rédacteur en chef : Aude Dugast 
Contact :  - 31 rue Galande  75005 Paris - Tél : 01.55.42.55.14 
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