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Lettre d’information et d’analyse sur l’actualité bioéthique |
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N°41 - mai 2003 |
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Il existe environ 400 000 embryons congelés dans les 430 cliniques de
procréation assistée des Etats-Unis, selon la première enquête nationale sur le
sujet, rapportée dans le Washington Post du 8 mai 2003. Ce nombre est largement
plus élevé que les estimations selon lesquelles le nombre d’embryons congelés
variait entre plusieurs dizaines de milliers et 200 000. |
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En septembre dernier, le Dr Frank Comhaire, andrologue à l'université de Gand (Belgique), annonçait qu'il avait une méthode permettant à un couple de choisir le sexe de son enfant moyennant une somme de 6 300 €. Ce mois-ci il annonce la première naissance d'un enfant issu de cette technique, naissance qui a eu lieu en février dans le sud de l'Europe. C'est une petite fille. Trois autres femmes européennes seraient enceintes selon cette méthode.
Un tri des chromosomes La méthode consiste à trier les spermatozoïdes en repérant ceux porteurs de chromosome X (féminin) et ceux porteurs de chromosome Y (masculin). L'équipe utilise un laser qui est capable de différencier ces deux types de chromosome afin de les répartir dans deux tubes. Ensuite, le sperme ainsi obtenu et "enrichi" est inséminé dans le ventre de la mère ou fertilisé in vitro.
Une technique à l'essai
Vers l'équilibre familial ?
Le comité de bioéthique belge est partagé sur cette question de sélection
sexuelle des embryons. Certains n'étant pas opposés au principe du "family-balancing"
c'est à dire la possibilité pour un couple de choisir le sexe de son enfant afin
de rééquilibrer le nombre de filles ou de garçons dans la fratrie...
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Les cellules souches embryonnaires (cellules ES) en culture étaient généralement considérées comme pluripotentes, c’est à dire capables de générer de multiples types cellulaires, mais aucune expérience n’avait montré leur capacité à se différencier in vitro en cellules sexuelles. Une équipe franco-américaine vient de montrer que ces cellules seraient en réalité totipotentes, c’est à dire capables de donner tous les types cellulaires dans des conditions de différenciation adaptées.
Produire des ovocytes
Les applications attendues
Au delà de ces intérêts scientifiques, ces résultats ont été largement
répercutés dans la presse grand public, à cause des applications à
l’homme qu’une telle découverte laisse imaginer :
Limites scientifiques et éthiques
Enfin, les approches proposées n'évitent aucunement les problèmes
éthiques. Cette production d’ovocytes in vitro nécessite au départ
d’obtenir des cellules embryonnaires humaines, provenant soit d’embryons
surnuméraires soit d’embryons clonés et de les utiliser comme produit de
laboratoire. 1 : K. Hubner et al. Derivation of ovocytes from mouse embryonic stem cells. Science 2003 May |
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Un espoir avec les cellules adultes pour soigner la myopathie |
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Une équipe française du laboratoire de neuro-génétique de l'Inserm et
belge de l'université catholique de Louvain a montré l'effet protecteur des
cellules souches musculaires de l'adulte, appelées cellules satellites, dans des
cas de maladie musculaire dégénérative d'origine génétique. Judith Melki qui
dirigeait cette étude avait isolé en 2000 avec son équipe un gène de survie des
neurones moteurs directement responsable des amyotrophies spinales. Or une
mutation de ce gène, le gène Smn, peut entraîner différents types de myopathies.
Une mutation sévère peut entraîner une paralysie progressive et la mort. |
lettre
mensuelle gratuite, publiée par la Fondation Jérôme Lejeune.
Directeur de la publication et Rédacteur en chef : Jean-Marie Le Méné
Contact :
Aude Dugast - 31 rue Galande 75005
Paris - Tél : 01.55.42.55.14
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