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Lettre d’information et d’analyse sur l’actualité scientifique |
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N°33 - Septembre 2002 |
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XIXème Journée Dreyfus : « Cellules souches, plasticité et différenciation » |
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La XIXème Journée Claude Dreyfus « Cellules souches, plasticité et différenciation » réunissait vendredi 13 septembre 2002 à la Faculté Cochin Port-Royal de grands spécialistes français et étrangers sous la présidence d’Axel Kahn. Seize intervenants se sont succédés pour présenter à un public nombreux les avancées récentes dans la connaissance sur les cellules souches et leurs applications possibles en thérapies cellulaires. Les cellules souches adultes étant beaucoup plus prometteuses que les cellules souches embryonnaires, ces dernières ont à peine été évoquées, hormis par un industriel anglais qui cherche à établir des lignées commercialisables. Les données les plus récentes sur les cellules souches adultes du sang, de la peau et du cerveau et sur leur avenir thérapeutique ont été successivement présentées. Cellules souches hématopoïétiques (sang) : A. Cumano (Institut Pasteur), T. Lapidot (Weizmann Institut Revohot, Israël), A. Bennaceur (Institut Gustave Roussy), A. Dubart-Kupperschmitt (Institut Cochin, Paris) Cellules souches épithéliales
(peau) : Y. Barrandon (Ecole Polytechnique de Lausanne et Faculté de Médecine, Suisse), B. Lelongt (INSERM, Hôpital Tenon, Paris), B. Péault (INSERM, Villejuif), C. Ferraris (l’Oréal) Cellules souches neurales : F. Guillemot (IGBMC, Strasbourg), H. Cremer (CNRS, Marseille), A. Baron-Van Evercooren (INSERM, CHU Pitié-Salpêtrière, Paris), J. Sinden (ReNeuron, Angleterre) La greffe de moelle osseuse est ainsi le seul traitement efficace actuellement contre une maladie génétique rare du système nerveux entraînant un état végétatif ou un décès en 2 à 4 ans. Les cellules nerveuses lésées sont renouvelées par les cellules souches hématopoïétiques dont elles dérivent2. Certains cas de diabètes ont aussi été corrigés par le transfert de cellules souches pancréatiques chez les malades3. |
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1 - Jiang et al. (2002) Pluripotency of mesenchymal stem cells derived from adult
marrow. Nature 418(6893): 41-49. |
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Suite à l’article paru dans le numéro 31 de Gènéthique de juillet 2002, |
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Un article publié dans Gène éthique, la lettre d’informatique n°31-juillet 2002, « Cellules souches embryonnaires : les indices d’une déferlante… », critique vivement le débat organisé par l’AFM le 27 juin dernier sur le thème « Cellules souches embryonnaires : les indices d’une déferlante… ». Il met en doute la partialité des experts et affirme que ce débat « enferme les malades dans le choix dramatique entre la transgression ou l’incurabilité pour faire ensuite de sa réponse le socle d’une loi à venir ». |
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La rédaction de Gènéthique se félicite que puisse enfin avoir lieu une discussion de fond sur les méthodes utilisées en France en matière de recherche. L’AFM interroge : « faut-il laisser les experts débattre et trancher au nom des malades ?» Evidemment non ! On doit regretter cet état de fait et entendre la souffrance des patients ainsi que leurs attentes profondes. Mais ceci ne donne à personne le droit d’oublier que le sujet des discussions et l’objet des expérimentations envisagées, en l’occurrence, n’est autre que l’embryon qui, jusqu’à preuve du contraire, est un membre à part entière de l’espèce humaine. Or, il faut répéter que dans le débat organisé par l’AFM le 27 juin, les scientifiques présents étaient tous favorables à la recherche sur l'embryon. Comment ne pas s’en indigner ? Qui a représenté la voix de l’embryon ? A-t-on le droit de décider, du fond de sa souffrance ou du haut de
son savoir à la place de ces milliers d’êtres humains congelés ? M. Carlos de Sola, représentant le conseil de l’Europe, ne s’est-il d’ailleurs pas levé pour dénoncer cette « apologie de la transgression
» ? L’AFM précise que l’on a présenté aux patients les « alternatives envisageables, notamment l’utilisation des cellules souches adultes ». Mais faut-il raisonner en termes d’alternative ? On comprend que la question posée aux patients - voulez vous guérir ? - devienne terrible si les recherches sur les cellules souches embryonnaires et sur les cellules souches adultes sont
présentées en terme d’alternative. A-t-on le droit de choisir d’utiliser, ou pas, l’embryon humain comme un outil vivant ? Non, tout ne se vaut pas ! Ceci est d’autant plus consternant que l’on connaît le caractère prometteur des cellules adultes (cf.
article précédent) et les risques engendrés par les cellules embryonnaires.
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lettre
mensuelle gratuite, publiée par la Fondation Jérôme Lejeune.
Directeur de la publication et Rédacteur en chef : Jean-Marie Le Méné
Contact :
Aude Dugast - 31 rue Galande 75005
Paris - Tél/Fax : 01.55.42.55.14
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