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Lettre d’information et d’analyse sur l’actualité scientifique |
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N°32 - Août 2002 |
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La révélation des MAPCs : les cellules-adultes sont pluripotentes ! |
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Un nouvel article paru en juin vient révolutionner la perception que nous avions des cellules souches adultes. Des travaux précédents montraient que des cellules souches adultes, bien que spécifiques de certains tissus, pouvaient se trans-différencier et produire des lignées différentes de leur tissu d’origine. Pluripotentes Capacité de multiplication Développement embryonnaire Possibilité de greffes In vitro et in vivo Et les cellules embryonnaires ? |
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Ref |
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La bioéthique pourrait se résumer en
l’analyse du comportement que l’on doit avoir vis à vis de la santé et de la vie des êtres
humains, en fonction des progrès de la science et de la médecine. Nombreux sont ceux qui pensent qu’il s’agit d’une discipline complexe réservée aux seuls spécialistes. Il est certain qu’il n’est guère facile de comprendre les techniques du clonage, des fécondations in vitro ou encore les conséquences de l’utilisation de telle ou telle molécule chimique. Cependant chacun d’entre nous est ou sera, à un moment ou l’autre de sa vie, confronté à une question bioéthique : une grossesse impossible, l’annonce d’un handicap, une maladie incurable, des souffrances longues et épuisantes... Les décisions prises parfois dans une apparente urgence, risquent d’être fortement influencées par l’émotion et le besoin de supprimer rapidement une souffrance que l’on ne peut ni comprendre ni admettre… ce qui est tout à fait naturel et humain. |
| Elisabeth Bourgois, La Bioéthique pour tous, Editions Sarment 2001. |
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Extension du DPI : le CCNE pour la création de bébés-médicament ? |
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Le Comité Consultatif National d’Ethique a rendu le 8 juillet un
avis1 sur l’extension éventuelle du Diagnostic pré-implantatoire (DPI) à la création de "bébés-médicament ". Le premier cas a eu lieu aux Etats-Unis en 2000. 15 embryons ont été conçus par fécondation in vitro, puis 1 parmi eux a été sélectionné pour sa compatibilité génétique avec sa soeur qui était atteinte d'une maladie du sang. En France, 7 à 8 couples réclament aujourd'hui de pouvoir bénéficier de cette technique. La question qui se pose est donc de savoir si l'on peut étendre le DPI à la sélection d'un embryon en vue du traitement d'autrui. Par la loi de bioéthique de 1994, le DPI sert à détecter la maladie chez les embryons fécondés pour ne conserver que l'embryon sain. Avec l’autorisation de la création de "bébés-médicament", le DPI sélectionnerait également les embryons selon leur "compatibilité" génétique avec l'aîné malade. Les membres du CCNE ont estimé que
"le désir légitime d'enfant n'est pas le droit à l'enfant-objet. Pas plus que l'on ne doit fabriquer des embryons pour la recherche et le soin, il n'est légitime d'envisager d'entreprendre une grossesse dans un autre but que le bien de l'enfant lui-même (...)
". Puis le CCNE déclare : "en revanche, permettre qu'un enfant désiré représente, de plus, un espoir de guérison pour son aîné, est un objectif acceptable, s'il est
second". Quant à la décision des parents et au rôle du médecin, le CCNE estime que
"les parents doivent aussi être clairement informés de l'éventualité que des embryons HLA compatibles ne soient pas obtenus. Cette information donnée par la médecine doit anticiper une éventuelle décision de refus de transfert d'embryons sains mais non compatibles, pour permettre aux parents de réfléchir à ce que serait leur décision dans une situation de ce type."
Finalement cet avis du CCNE entrouvrirait la porte aux bébés médicaments ? Les commentaires le laissent entendre…
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1 - Avis n°72 du CCNE, Réflexions sur l’extension du diagnostic pré-implantatoire, juillet 2002 sur www.genethique.org
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lettre
mensuelle gratuite, publiée par la Fondation Jérôme Lejeune.
Directeur de la publication et Rédacteur en chef : Jean-Marie Le Méné
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