Zika : Efficacité du diagnostic prénatal et avortement



Publiée jeudi dans le New England Journal of Medicine, une étude menée par le Pr Mehdi Mejdoubi présente les résultats du suivi de 103 nouveaux nés « de femmes infectées par le Zika pendant leur grossesse, chez qui les échographies prénatales n’avaient détecté aucune anomalie cérébrale ». A partir d’une IRM cérébrale, l’étude a conclu que les 103 bébés étaient normaux, « hormis 5 présentant une anomalie mineure vraisemblablement non liée au Zika ».

 

« Avec ces résultats, nous montrons que le dépistage par échographie a permis de détecter toutes les microcéphalies avant la naissance », analyse le Pr Mejdoubi. Sur les 14 couples dont le futur bébé présentait les signes d’une microcéphalie, 13 ont choisi l’avortement.  

 

Selon l’Organisation mondiale de la santé, 3689 nourrissons microcéphales associés au Zika ont été recensés sur le continent américain depuis 2015.

 

[1] Virus entrainant chez l’embryon une microcéphalie, une « malformation du cerveau consécutive à la contamination de la mère pendant la grossesse par un moustique de type Aedes », « un handicap lourd et irrémédiable (retard intellectuel sévère accompagné de troubles moteurs variables). La microcéphalie atteindrait 1 à 5 % des bébés nés de femmes infectées pendant leur grossesse ».

 


Sources: 

Figaro, Pauline Fréour (17/10/2017)