Vincent Lambert : La famille convoquée aujourd'hui au CHU de Reims



Aujourd’hui, la famille de Vincent Lambert doit être reçue par la direction du CHU de Reims qui s’apprête à engager une « nouvelle procédure d’arrêt des traitements », conformément à la décision de la Cour européenne des droits de l’Homme du 5 juin dernier (cf. Synthèse de presse du 5 juin 2015, Gènéthique vous informe du 5 juin 2015) confirmant la décision du Conseil d’Etat (cf. Gènéthique du 20 juin 2014). Le Conseil d’Etat avait estimé « que la continuation des soins du patient en état végétatif irréversible, selon les experts, constituait une obstination déraisonnable ».

 

Dans le courrier recommandé adressé à la famille, le docteur Simon expliquait que cette nouvelle rencontre avait pour objectif de « recueillir l’avis de chacun sur cette nouvelle étape ». Une des deux obligations du CHU, qui devra aussi recueillir l’avis motivé d’un autre médecin[1]. Pour François Lambert, le neveu de Vincent, l’équipe médicale pourrait, à cette occasion, « appliquer la décision » de 2013, ou « en prendre une nouvelle ».

 

Trois réunions sont prévues : François Lambert et sa mère, favorables à l’arrêt des soins est convoqué à 11 heures ce matin. Les parents de Vincent et ses frères et sœurs divisés, sont attendus vers 14h. Aucun horaire n’a été indiqué pour la rencontre avec Rachel Lambert.

 

Pour maître Paillot, l’un des avocats des parents de Vincent Lambert : « Si les parents ne sont pas entendus et si nous estimons que cette nouvelle procédure collégiale ne correspond pas aux droits fondamentaux de Vincent, nous saisirons le tribunal administratif ».

 

A l’occasion de ce nouvel épisode, Jean-Yves Nau rappelle que « le Dr Kariger expliquait qu’il avait pris cette initiative au motif que le malade multipliait des comportements d’opposition aux soins ‘faisant suspecter un refus de vivre’. Mais il expliquait aussi que son malade ne pouvait plus, en aucune façon, communiquer avec son entourage. Et que c’est précisément cette impossibilité à communiquer qui justifiait sa décision de ne plus le nourrir. On peut voir là un mystère. Ou une contradiction ».

 

 

[1] Article R4127-37 du code de la Santé publique.


Sources: 

AFP (15/07/15) - Europe 1 (15/07/15)