Une nouvelle étape vers l’impression 3D de l’ovaire artificiel



Des scientifiques de l’Université de Northwestern aux Etats-Unis sont parvenus à identifier les protéines structurelles de l’ovaire de la truie : une nouvelle étape vers le développement d’une « bio-encre » destinée à imprimer un ovaire artificiel en 3D. Cette technique pourrait permettre de traiter l’insuffisance ovarienne précoce chez des femmes, suite au traitement d’un cancer. Les résultats ont fait l’objet d’une publication dans Scientific reports[1].

 

En 2017, l’équipe de chercheurs de la Feinberg School of Medicine de l’Université de Northwestern dirigée par le docteur Monica Laronda avait réussi à implanter un ovaire fonctionnel imprimé en 3D chez une souris stérile (cf. Des « ovaires artificiels » implantés avec succès chez des souris). La souris avait pu donner vie à des petits.

 

Un des principaux challenges dans le domaine de la bioimpression est le développement de biomatériaux adéquats, qui peuvent imiter la structure et les fonctions des tissus et des organes. « Notre objectif est d’utiliser les protéines structurelles de l’ovaire pour concevoir une trame biologique capable de recevoir de potentiels ovocytes et des cellules productrices d’hormones », a déclaré le Dr Laronda. « Une fois implanté, l’ovaire artificiel pourrait répondre aux signaux naturels de l’ovulation, et permettre une grossesse. » Même si le chemin est encore long « avant de pouvoir imprimer un ovaire humain fonctionnel », le médecin considère avoir franchi une « étape considérable ». Et espère que ces résultats « motiveront des recherches supplémentaires sur le microenvironnement d’autres organes ».

 

 

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[1] Henning, N.F., LeDuc, R.D., Even, K.A. et al. Proteomic analyses of decellularized porcine ovaries identified new matrisome proteins and spatial differences across and within ovarian compartments. Sci Rep 9, 20001 (2019). https://doi.org/10.1038/s41598-019-56454-3

 


Sources: 

Medical News Bulletin, Bhavana Achary (23/01/2020)