Un moratoire international interdisant la modification génomique ? Une proposition de la députée Marie-France Lorho



Une députée du Vaucluse, Madame Marie-France Lorho, « invite le Gouvernement à proposer un moratoire international interdisant toute procédure de modification génomique ». Suite à la modification génétique de jumelles chinoises en novembre dernier -malgré l’interdiction ferme du gouvernement chinois- et aux expérimentations en cours dans plusieurs pays européens, la députée fustige une « volonté d’améliorer l’espèce humaine à l’aide de la technologie génétique » qui « constitue ni plus ni moins une aspiration eugéniste », et qu’il est « nécessaire de combattre avant qu’il n’en soit banalisé l’usage. »

 

Actuellement, l’article 13 de la Convention d’Oviedo précise qu’ « une intervention ayant pour objet de modifier le génome humain ne peut être entreprise que pour des raisons préventives, diagnostiques ou thérapeutiques et seulement si elle n’a pas pour but d’introduire une modification dans le génome de la descendance ». La députée estime que cet article, ratifié par la France, « est insuffisant et doit être renforcé ». Les « bébés OGM », créés par les scientifiques, transmettront justement leurs modifications génétiques à toutes les générations suivantes. Les tentatives récentes d’application de ces mutations laissant craindre le pire, la députée juge essentiel de « se doter de moyens importants pour lutter ». Les outils juridiques actuellement existants se montrant insuffisants, Madame Lorho propose au gouvernement une résolution « qui prévoit, suivant les prescriptions de nombreuses institutions scientifiques, de créer un moratoire international interdisant toute procédure de modification génomique ».

 

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