« Tuer n’est pas un droit » : au Mexique et en Uruguay, les évêques affirment leurs positions



« Nous soutenons, selon les preuves scientifiques, que la vie humaine commence au moment de la conception ». Alors que la Cour Suprême Mexicaine s’apprête à débattre de la légalisation de l’avortement dans l’Etat mexicain de Veracruz, l’épiscopat mexicain a publié une déclaration le 24 juillet, inquiet de l’« impact direct sur la protection juridique du droit fondamental de l'homme à la vie, en particulier dans ses premiers stades ».

 

« L'avortement n'apporte aucun soutien à la femme » insiste Mgr Herrera, évêque de Nuevo Casa Grandes, qui dirige la Commission pour la Vie de la Conférence épiscopale mexicaine. « De nombreuses femmes ont besoin d'une protection spéciale pour leurs besoins matériels, ainsi que pour leur santé physique et mentale » ajoute-t-il. « La dignité de la vie, commence dès la conception et s'étend tout au long de la vie, et doit être protégée, en particulier dans le cas des femmes en situation de vulnérabilité ».

 

La déclaration exhorte le gouvernement mexicain « à garantir la protection juridique maximale du droit à la vie, dont chaque individu jouit à tout moment et en toutes circonstances ».

 

En Uruguay au même moment, la Conférence Episcopale (CEU) a publié une note signée par Monseigneur Pablo Galimberti, évêque émérite de la ville de Salto. « Tuer n'est pas un droit », explique la note, « le droit à la vie continue jusqu'à la mort naturelle ».

 

Un projet de loi visant à dépénaliser l’euthanasie et le suicide assisté est actuellement débattu en Uruguay, d’où la « réponse énergique » des évêques. « Quiconque détruit une vie commet un meurtre, même s'il est déguisé en compassion ». La note poursuit en argumentant qu’approuver une telle proposition revient à « condamner, au nom de la société de consommation », les personnes âgées et les malades, qui seraient alors « privés du droit de conclure leur vie humaine dans la dignité ».

 

 « Il y a une erreur fondamentale, pointe également l’épiscopat uruguayen : certains pensent que les droits de l'homme sont une invention des législateurs. En fait, ils font partie de notre ADN depuis notre naissance : ils sont intrinsèques à l'homme », le rôle du législateur se limite à « les reconnaître et les rendre explicites ». Il s'ensuit  donc - expliquent les évêques - que « le respect d'un droit ne découle pas d'une loi votée au Parlement ».