Suicide assisté : la "Cooperative Last Will" renonce à vendre sa "poudre mortelle"



Le Ministère Public des Pays-Bas a demandé  à  l’association Cooperative Last Will, mise en examen pour aide illégale au suicide la semaine dernière (cf. Pays-Bas : ouverture d’une enquête criminelle contre une association proposant une poudre mortelle ), de « cesser sans délai ses activités ». Le ministre Hugo de Jonge a qualifié l’activité de la Cooperative Last Will de « projet indésirable qui frôle l’irresponsabilité et est potentiellement répréhensible » et s’est engagé à avoir une « conversation insistante » avec l’organisation.

 

Une jeune fille de 19 ans, Ximena, s’était suicidée après avoir commandé une poudre sur Internet via le groupe d’achat, entrainant la mise en examen de l’association. La Cooperative Last Will vient d’annoncer qu’elle abandonnait son projet aux Pays-Bas pour protéger ses membres des poursuites. Elle a également annulé une réunion qui devait réunir les 1100 personnes inscrites, à l’issue de laquelle les participants pouvaient se procurer la poudre. L’enquête pénale en cours vise la Cooperative Last Will, mais aussi les personnes chargées par celles-ci de distribuer la poudre mortelle dont le nom est toujours inconnu.

 

Un porte-parole du ministère public a déclaré qu'il attendrait de décider s'il fallait poursuivre l'enquête, que les faits confirment les décisions prises par l’organisation.


Sources: 

Institut Européen de bioéthique