"She decides" : une conférence pour lancer un fond européen de promotion à l'avortement



Le Luxembourg, la Finlande, le Canada et le Cap Vert ont rejoint l’initiative conduite par la Suède, la Belgique, les Pays-Bas et le Danemark, des pays qui veulent « compenser l'interdiction décrétée par le président américain Donald Trump d'allouer des fonds fédéraux aux ONG étrangères soutenant l'avortement ».

 

La ministre néerlandaise du Commerce international, de la Coopération et du Développement, Lilianne Ploumen a en effet proposé, avec le soutien de la Belgique et du Danemark, « la création d’un fonds soutenu par les européens, soit nationalement, soit via les Fonds des Institutions européennes ». Ce fond « préviendra donc les femmes et les filles d’être abandonnées, parce qu’elles doivent pouvoir décider pour elles-mêmes si elles veulent des enfants, avec qui et quand », estime-t-elle. « L’immense vide que créera le retrait du financement des États-Unis ne peut être comblé que par une réaction robuste des gouvernements, des organisations de coopération et des donateurs individuels » a-t-elle rajouté.

 

La perte engendrée par la décision américaine, pour les quatre années du mandat, est estimée à 600 millions de dollars. Le Vice-président, Mike Pence, a annoncé que ces fonds seraient consacrés « à une meilleure prise en charge des femmes durant leur grossesse et leur maternité ».

 

Hier, le premier ministre suédois, Isabella Lovin a annoncé qu’une conférence internationale de donateurs « She decides » (elle décide) se tiendrait à Bruxelles le 2 mars prochain pour donner le coup d’envoi de l’initiative de collecte de fond qui doit soutenir les ONG non gouvernementales affectées par le dispositif. Une première contribution de 10 millions d’euros a été attribuée par les Pays-Bas.


Sources: 

AFP ( 09/02/2017) ; Reuters (09/02/2017) ; Institut Européen de Bioéthique (09/02/2017)