Royaume-Uni : débat sur les avortements en fonction du sexe



Le professeur d’obstétrique Wendy Savage a déclaré que les femmes devaient être informées du sexe de leur fœtus lorsqu’elles subissent une échographie. La rétention d’information « par crainte d’avortements en fonction du sexe » est « scandaleuse » selon elle. Agée de 81 ans, Wendy Savage est gynécologue obstétricien à la retraite et membre du comité d’éthique de l’association médicale britannique. Elle a pris la parole à titre personnel.

 

Il s’agit du « droit de savoir » des femmes, et de leur « droit de décider ». «Si une femme ne veut pas avoir un fœtus qui est d’un sexe ou de l'autre, la forcer ne sera bon ni pour l'enfant potentiel, ni pour la santé mentale de la mère », a-t-elle soutenu.

 

Wendy Savage a tenu ces propos alors que le Parlement vient de décriminaliser l’avortement dans ce pays (cf. L’avortement décriminalisé au Royaume-Uni). Sa prise de position intervient également alors que le Nuffield Council on Bioethics a expirmé ses craintes sur les dérives du dépistage prénatal non invasif (cf. Royaume-Uni et DPNI: le Conseil sur la Bioéthique craint des dérives) sur les avortements sélectifs.

 

Actuellement au Royaume-Uni, certains hôpitaux refusent de révéler le sexe du fœtus aux femmes lors de l’échographie à environ 20 semaines de grossesse[1]. Selon ces hôpitaux, le manque de personnel est en cause, ainsi que la fiabilité de l’information.

 

 

[1] Au Royaume-Uni, l’avortement est possible jusqu’à la 24ème semaine de grossesse.


Sources: 

BBC (19/03/2017)