Pour le Pape François, l'avortement de foetus malades est un eugénisme « en gants blancs »



Lors d’une audience avec des associations familiales samedi 16 juin, le Pape François a improvisé un plaidoyer en faveur de la famille et de l’accueil de chaque enfant, « même si parfois il est malade ». Il a fermement condamné les avortements pratiqués en cas de handicap, et dénoncé des « meurtres d’enfants ».

 

« J’ai entendu qu’il est à la mode – ou du moins qu’il est habituel – dans les premiers mois de la grossesse de faire certains tests, pour voir si l’enfant ne va pas bien, ou arrive quelques problème. La première proposition dans ce cas est : “On le fait passer ?” » Le Saint Père a ajouté : « Au siècle dernier, le monde entier a été scandalisé par ce que les nazis ont fait pour traiter la pureté de la race. Aujourd’hui, nous faisons la même chose, mais avec des gants blancs. Pour avoir une vie tranquille, on fait disparaître un innocent ».

 

Le pape François a déjà eu plusieurs fois l’occasion de rappeler que l’avortement est « un péché grave parce qu’il met fin à une vie innocente », et de dénoncer les pratiques eugénistes actuelles. Le 18 mai dernier, il avait mis en parallèle, « dans un discours non-publié au bureau européen de la fédération One of Us, les expérimentations sur des embryons humains et l’avortement d’enfants à naître malades, aux pratiques du médecin nazi Josef Mengele et aux Spartiates qui jetaient les nourrissons faibles du haut d’une montagne ».

 

De leur côté, les évêques belges ont publié un communiqué au sujet de la dépénalisation de l’avortement actuellement en discussion en Belgique. Ils rappellent « que l’avortement n’ira jamais de soi. Même si on le supprime du Code pénal. Il ne deviendra jamais une intervention ordinaire… Nous ne voulons pas que l’avortement devienne simplement un acte médical. C’est beaucoup plus que cela. C’est extrêmement grave pour la mère et pour l’enfant ».


Sources: 

AFP (16/06/2018), RTBF M.Binet (16/06/2018, ), La Croix, Nicolas Senèze (17/06/2018),