« PMA pour toutes » : l’argumentaire de Marlène Schiappa décodé



Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes, a annoncé en début de semaine que l’ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux célibataires était prévue par le gouvernement en 2018, car il s’agirait d’une « mesure de ‘justice sociale’ » (cf. La "PMA pour toutes" proposée par le gouvernement en 2018). Isabelle de Gaulmyn réagit à cette expression, invoquée pour deux raisons : il s’agit de « mettre fin à l’inégalité entre femmes en fonction de leur orientation sexuelle » et d’éviter « une discrimination entre celles qui ont les moyens d’aller à l’étranger et les autres ».

 

Une « drôle d’argumentation » pour Isabelle de Gaulmyn, qui constate que « l’égalité entre femmes lesbiennes, célibataires et hétérosexuelles n’est pas du ressort du social, mais du sociétal », et qu’ « invoquer l’inégalité entre celles qui peuvent se payer un voyage à l’étranger (…) est une inégalité qui concerne bien des sujets ». Cette inégalité serait « choquante si on parlait de soin ». En l’occurrence, « il n’y a pas de maladie ici (…) mais un désir d’enfant ». En outre, « l’argument ne tient que si l’on rembourse la PMA » dans tous les cas, ce qui est loin de faire consensus.  

 

« L’ouverture de la PMA à tous n’est en rien une politique sociale » conclut la rédactrice en chef adjointe de la Croix. Elle joue ici « un rôle de cache-sexe visant à faire oublier une politique économiquement libérale ».

 

 


Sources: 

La Croix blog, Isabelle de Gaulmyn (12/09/2017)