Plus de risques de maladies cardio-vasculaires chez les enfants nés de PMA ?



Les premières études faites sur des enfants issus de PMA montrent notamment que ces enfants présentent des fragilités cardiovasculaires plus nombreuses, ainsi que des risques persistants de prématurité (deux fois plus importants que dans une grossesse naturelle) et de bébés de faible poids à la naissance. Ces résultats sont importants parce que les bébés prématurés ou petits ont plus de chance de développer des problèmes de santé à long terme (parmi ceux-ci des maladies cardiovasculaires et le diabète de type II).

 

Lors d’une PMA, la stimulation ovarienne qui impose de fortes doses d'hormone folliculo-stimulante (FSH) afin que les ovaires libèrent le plus d'ovocytes possibles, est une pratique courante. Les chercheurs affirment que ces stimulations fragilisent l’état utérin de la mère et entrainent la production « d’ovules de mauvaise qualité ».

 

Parmi les études citées figure un travail suisse comparant la santé du cœur et des vaisseaux sanguins chez 65 enfants d'âge préscolaire nés d'un traitement de fertilité avec 57 enfants conçus naturellement. Il a mis en évidence que ceux qui étaient nés grâce à un traitement de fertilité avaient un «dysfonctionnement vasculaire généralisé», notamment des vaisseaux sanguins plus rigides et un épaississement des artères carotides qui irriguent la tête et le cou. Ce qui pourrait augmenter leur risque de crises cardiaques et d'accidents vasculaires cérébraux à l'âge adulte.

 

Le Dr Sherman Silber, pionnier américain de la FIV, présentera des résultats à l’occasion de la la conférence annuelle de la Société Internationale qui se tiendra cette semaine à Londres,pour une approche plus douce de la Procréation Assistée (ISMAAR), montrant qu'il faut plus de 20 ovocytes très stimulés pour un bébé, alors que seulement quatre ovules « normaux » sont suffisants pour un même résultat. Pour lui, « l’hyper-stimulation est une folie, car on finit par obtenir beaucoup d’ovules de mauvaise qualité ».

 


Sources: 

New Zealand Herald (08/4/2018), The Telegraph (08/4/2018), The Sun (09/4/2018)