« Marchons enfants » : le collectif mobilisé contre la GPA pour la journée internationale des femmes


Le collectif « Marchons Enfants », usant de slogans explicites : « Je ne suis pas à louer : ni pour une heure, ni pour 9 mois », « La république doit protéger tous ses enfants », organisait ce dimanche 8 mars une mobilisation sur le pont de la Concorde « pour dénoncer la GPA et défendre les droits des femmes ». Afin d’interpeler les parlementaires, 100 « Mariannes » coiffées d'un bonnet phrygien et poussant un caddie dans lequel était placé un poupon, portaient un bâillon « pour illustrer le mépris et le déni du gouvernement ».

 

Ludovine de la Rochère, présidente de la Manif pour tous, a déclaré : « Soumises aux exigences de commanditaires et des agences de GPA, des femmes de tous les pays sont louées, exploitées, instrumentalisées ». Or, « la gestation pour autrui est une immense violence faite à la femme. Une violence qui les met en danger, aussi bien physiquement que psychiquement ». Et « la France, silencieusement, sans bruit, est en train de reconnaître la GPA, dès lors qu’elle est pratiquée à l’étranger : comme si la dignité des femmes d’autres pays n’était pas égale à celle des Françaises ! »

 

Elle a lancé un appel au président de la République, au Premier ministre, ainsi qu’à « tout le gouvernement », aux députés et aux sénateurs, à la Secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations pour qu’ils « agissent enfin » et fassent « respecter la loi française qui interdit la GPA ». Cette interdiction « suppose de mettre un terme publicités en ligne, (…) de suivre et d’intervenir face à toutes les réunions de démarchage organisées par des agences de GPA sur le territoire français ». Elle impose également de « stopper, par la loi, la dérive de la Cour de cassation qui s’est arrogée le droit, cet hiver, de reconnaître des filiations d’intention », et d’« éviter de légaliser la PMA sans père, qui met en place toutes les conditions nécessaires à la GPA ».

 

Le collectif annonce « un nouveau rassemblement prévu à Paris place Clemenceau mardi 10 mars ».