L’Ordre des médecins s’oppose à la réforme du don d’organes



Le projet de loi Santé adopté à l'Assemblée nationale le 14 avril dernier contient un amendement des députés PS Jean-Louis Touraine et Michèle Delaunay réformant le système du don d'organes en France (cf. Synthèse Gènéthique du 25 mars 2015, 13 avril, 1er avril, 9 avril). Cet amendement contesté prévoit qu’à partir du 1er janvier 2018, toute personne majeure qui n'aura pas signifié son refus sur un registre national, sera réputée donneur, et les médecins pourront procéder à des prélèvements sans accord de la famille endeuillée.

 

L’Ordre des médecins a pris position hier contre cet amendement, « estimant qu’il ne fallait pas écarter l’avis des proches » : « L'Ordre des médecins plaide pour que le prélèvement d'organes sur une personne décédée reste subordonné à la décision de celle-ci de son vivant ou à défaut à l'assentiment de ses proches ».

 

Dans une interview, le Dr Jean-Marie Faroudja, président de la section éthique et déontologique du Conseil National de l’Ordre des médecins propose la mise en place « d’un double registre, celui du non qui existe déjà et celui du oui, qui serait créé. Ensuite si la personne n’est inscrite sur aucun des deux, on resterait dans le système actuel, celui d’un dialogue avec la famille en lui donnant la possibilité de donner son avis. »


Sources: 

Huffington Post (28/04/2015)