L’ONU veut redéfinir le droit à la vie : 106 juristes français réagissent



Face à l’élaboration d’une nouvelle définition du « droit à la vie », incluant l’avortement et l’euthanasie, par le Comité des droits de l’homme de l’ONU[1], 106 juristes français appellent « les Etats, leurs gouvernants, l’opinion publique internationale ainsi que les autres organisations de défense des droits de l’homme à condamner clairement ce projet ». Ils demandent également au Comité des droits de l’homme d’abandonner leur texte pour rester fidèle à l’esprit de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 et du Pacte international de 1966.

 

Dans leur tribune, ces juristes rappellent que le travail d’interprétation du Pacte international par le Comité des droits de l’homme de l’ONU « est utile pour autant que cette interprétation demeure universelle, consensuelle, sûre et rigoureuse, et ne se transforme pas en interprétation minoritaire, militante et hasardeuse ». Or le projet d’observations en cours « prend parti pour le prétendu droit à l’avortement et pour le pseudo droit à l’euthanasie », ce qui ne reflète pas « l’état du consensus juridique dans le monde entier en 2017 et ne correspond donc pas à ce que la communauté internationale attend d’organes prestigieux de l’ONU comme le comité des droits de l’homme ».

 

 

[1] Cf. ONU : Vers la fin de la Déclaration universelle des droits de l’homme ?, ONU : le "droit à la vie" sur la sellette, ONU : le retour de la culture de mort


Sources: 

Causeur (27/11/2017)