Les poumons infectés par l’hépatite C ne seraient plus exclus de la transplantation ?



Des chirurgiens du Toronto General Hospital ont lancé une étude pilote d’évaluation de l’innocuité de ces poumons infectés par l’hépatite C provenant de donneurs jeunes décédés d’une overdose.

 

Un système de perfusion pulmonaire ex vivo, ou EVLP, développé dans ce même hôpital en 2008 (cf. Greffe de poumon : une nouvelle technologie pourrait multiplier les greffons disponibles), baigne les poumons des donneurs dans une solution spéciale pendant six heures. La solution nettoie et apporte des nutriments au poumon. Elle élimine jusqu’à 85 % du sang, infecté, du donneur. Une fois le poumon greffé, le virus apparait généralement au bout de deux à trois jours dans le sang du patient receveur. Il fait alors un test de dépistage et commence un traitement anti-viral de douze semaines pour éliminer le virus et prévenir son installation dans le foie. « Quand un patient a passé trois mois sans virus, la probabilité de rechute est de un sur plusieurs milliers », explique le Dr Jordan Feld, spécialiste du foie au Toronto General Hospital et co-auteur de l'étude.

 

Ce type de greffe a déjà été réalisée sur onze patients-cobayes dans le cadre de l’étude pilote, qui prévoit d’en transplanter 20 au total.

 

NdlR : D'un point de vue éthique, la recherche effrénée d'organes conduit à des pratiques utilitaristes qui s'affranchissent des règles de prudence et finissent par mettre en danger, quoique d’une autre manière, la santé des patients.

 

Pour aller plus loin :

Donneurs d’organes décédés par overdose : quel risque ?

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Aux Etats-Unis, le nombre des transplantations d’organes en croissance

 


Sources: 

The Globe and Mail, Sheryl Ubelacker (14/06/2018) - CTV News (13/06/2018)