Les avortements favorisent les poussées évolutives de la sclérose en plaque ?



Une étude italienne réalisée entre 1995 et 2017 révèle que « les avortements sont à même de favoriser les poussées évolutives de la SEP[1] dans sa forme récurrente/rémittente dans les 12 mois qui suivent ces derniers ». 188 avortements (dont 17 volontaires) survenus chez 153 femmes atteintes d’une SEP-RR, forme de sclérose en plaque qui évolue par poussées, ont été pris en compte dans l’étude.

 

Selon le Dr Giovanni Alzato, cette étude montre que « la probabilité des rechutes cliniques après avortement a été augmentée par divers facteurs : taux de rechutes annualisés élevé avant la conception, arrêt d’un traitement contraceptif, notion d’avortement volontaire. Il en irait de même pour les lésions cérébrales inflammatoires Gd+ dont le nombre augmenterait après ces évènements. La dérégulation des processus pro-inflammatoires qui survient au début de la grossesse pourrait jouer un rôle causal dans la réactivation de la maladie sous l’effet des avortements ». Si les résultats de cette enquête doivent être confirmés par d’autres « portant sur des effectifs plus conséquents », ils indiquent cependant qu’« à ce stade, l’information peut être intégrée dans la prise en charge de la SEP avec les précautions qui s’imposent ».

 

 


[1] Sclérose en plaque.


Sources: 

Journal international de médecine, Dr Giovanni Alzato (27/12/18) ; Landi D et coll. : Abortion induces reactivation of inflammation in relapsing-remitting multiple sclerosis. J Neurol Neurosurg Psychiatry. 2018 ; 89 (12) : 1272-1278.