L’Enfant oublié : des juristes et pédopsychiatres proposent une nouvelle loi sur la filiation



L’Enfant oublié, propositions pour la famille de demain[1] : Elizabeth Montfort, ancienne députée européenne, et porte-parole de La Manif pour Tous en 2013 publie un livre avec Clotilde Brunetti-Pons, maître de conférences à l’Université de Reims, responsable du Centre de recherche sur le couple et l’enfant, laboratoire du CEJESCO. Ce livre « veut servir de socle à l’écriture ambitieuse d’une nouvelle loi sur la filiation, qui se substituera à celle existante et la dépassera », expliquent-elles.

 

La loi Taubira du 17 mai 2013 « vient bouleverser la cohérence de la filiation car elle valide qu’un enfant soit privé d’avoir ‘un-père-et-une-mère ‘, alors que c’est le socle même de sa filiation ». Elle oublie les enfants, car « en répondant à une revendication de couple, elle a rompu la cohérence de la filiation ». Elle ignore « l’indivisibilité des filiations maternelle et paternelle et remet en cause l’unité de quatre aspects de la filiation[2] ». Or l’enfant « pour grandir et se construire, a besoin de repères cohérents ».

 

La loi Taubira « institutionnalise une filiation incohérente et invraisemblable ». Or la « vraisemblance de la filiation est capitale, car c’est ce qui rend la filiation crédible pour l’enfant ». Deux personnes de même sexe « peuvent éduquer et aimer un enfant. Mais elles ne peuvent être considérées comme ses parents ensemble. Car être parents, c’est un état avant d’être une fonction, des tâches ou des rôles ».

 

Face à ce constat, l’Institut Thomas More, Think tank d'opinion européen et indépendant basé à Bruxelles et Paris, estime qu’une « nouvelle loi doit restaurer la cohérence de la filiation, c'est-à-dire le droit pour chaque enfant d’avoir un père et une mère pour le bien de l’enfant lui-même, et de tous les enfants ». L’Enfant oublié aborde enfin la question d’ « une politique familiale qui articule la responsabilité des parents et le dynamisme de nos sociétés du point de vue de l’équilibre entre les générations ».

 

[1] « L’Enfant oublié », de l’Institut Thomas More, sous la direction d’Elizabeth Montfort et Clotilde Brunetti-Pons, aux éditions du Cerf.

[2] Filiation biologique, juridique, psychique et sociale.


Sources: 

Atlantico, Elizabeth Montfort (1/11/2016)