Le Pape François nie un possible fondement juridique au « droit à mourir »



Prenant en exemple Rosario Livatino, substitut du procureur d’Agrigente assassiné en 1990 par la mafia qui fait l’objet d’un procès en béatification, le Pape François, a nié l’existence d’un « droit à mourir ».

 

Dans une conférence en 1986, Rosario Livatino « évoquait les inquiétudes d’un parlementaire concernant l’introduction d’un droit à l’euthanasie », pour le croyant comme pour le non-croyant : « l’opposition du non-croyant est fondée sur la conviction que la vie est protégée par la loi naturelle qu’aucun droit positif ne peut violer ou contredire, car il appartient à la sphère des biens « indisponibles », que ni les individus ni la communauté ne peuvent attaquer ». Citant le magistrat, le Pape salue « l’actualité de ses réflexions », faisant allusion à des décisions où « le principal intérêt d’une personne âgée ou handicapée serait de mourir et de ne pas être soignées » ou, « selon une jurisprudence qui se dit ‘créative’ inventent ‘un droit à mourir’ dépourvu de fondement juridique ».

 

Regrettant ce type de décisions qui « affaiblit les efforts pour soulager la douleur », le Pape juge que Rosario Livatino avait compris que « la revendication de ‘nouveaux droits individuels’ amenait les juges à prononcer ‘des sentences soucieuses de réaliser des désirs toujours nouveaux, détachés de toute limite objective’ ».


Sources: 

La Croix, Nicolas Senèze (29/11/2019)