Le nombre d'inscription sur le Registre National des Refus au don d'organes a doublé depuis le 1er janvier



A l’occasion hier de la 17e « Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe et de reconnaissance aux donneurs », l’Agence de Biomédecine a lancé une nouvelle campagne de sensibilisation en faveur du don d’organes (cf. Don d’organes : un plan national d’envergure passé sous silence). Elle présente de nombreux témoignages de greffés et cherche à « faire prendre conscience que, depuis le 1er janvier, tout le monde est un donneur potentiel à moins de s’y être opposé ». Manifester son opposition se fait par inscription sur le Registre National des Refus, ou bien, notamment, dans une lettre confiée à un proche (cf. Don d’organes : la « faiblesse éthique » du consentement présumé).

 

Sébastien, interrogé par RMC, s’est inscrit sur le registre des refus. Le père de famille ne voulait pas donner ses organes à un inconnu : « Je ne vois pas pourquoi on serait donneur par défaut. Ça va peut-être choquer, mais je ne veux pas donner un poumon à quelqu’un qui a fumé toute sa vie ».

 

Le nombre de français inscrits sur le Registre des Refus est passé de 90 000 en 2015 à 150 000 fin 2016. Avec l’entrée en vigueur au 1er janvier dernier de la modification de la loi concernant les conditions de prélèvements d’organes (cf. Don d’organes : un changement qui fait polémique), les inscriptions s'élèvent à 300 000 aujourd’hui. En moins d’un an, le nombre de refus exprimés a doublé. 


Sources: 

BFMTV, P. Gril avec Benoît Ballet (22/06/2017)