L’avortement aux Pays-Bas : en croissance et pour des femmes plus âgées



Le rapport sur l’avortement au Pays-Bas en 2017 de l’Inspection des Soins de santé et de la Jeunesse (Inspectie Gezondheidszorg en Jeugd, IGJ) vient d’être publié. Parmi les évolutions importantes :

 

  • Une augmentation du nombre d’avortements en 2017 : il atteint 30 523, soit 379 de plus qu’en 2016. Cette augmentation concerne en premier les femmes qui habitent les Pays-Bas (+546) ;
  • Les avortements sont pratiqués plus tôt : 47% après la 7e semaine de grossesse. La semaine de grossesse où le plus d’avortements sont pratiqués est la 6e semaine. 18% des IVG ont été pratiquées lors du 2e trimestre, soit de la 13e à la 23e semaine comprise ;
  • Les femmes avortent plus tard : la plupart des avortements concernent des femmes entre 25 et 30 ans, tendance qui se confirme depuis 2015. Auparavant, la majorité des avortements étaient pratiqués chez des femmes entre 20 et 25 ans. A l’inverse, le nombre d’avortements chez les adolescentes diminue de façon constante depuis 2002 (2 941 en 2017, soit 283 de moins que l’année précédente) ;
  • Le nombre d’avortements médicamenteux augmente de façon significative : de 16% en 2011, à 27% en 2017. La « pilule abortive », prescrite jusqu’à 9 semaines de grossesse, est aussi « de plus en plus souvent utilisée en complément de l’avortement instrumental » ;
  • Enfin, concernant les avortements pratiqués sur base d’un test génétique prénatal : en 2017, 1 152 femmes ont indiqué que les résultats de ce test « formaient une raison pour choisir l’interruption volontaire de grossesse ».

 

L’Inspection néerlandaise après avoir dressé un tel bilan ne donne cependant aucune recommandation en matière de prévention de l’avortement aux Pays-Bas.

 

Pour aller plus loin :

Evolution du recours à l’avortement aux Pays-Bas

De plus en plus d'avortements tardifs au Royaume-Uni : une banalisation de l’IVG

Avortement au Royaume-Uni : des chiffres alarmants