La PMA fera partie du projet de loi sur la bioéthique



Le député Guillaume Chiche (LREM) a renoncé jeudi à déposer sa « proposition de loi » sur la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes célibataires et aux couples de femmes. Elle était source de tension jusque dans la majorité. L'élu des Deux-Sèvres a indiqué que « le véhicule législatif retenu » par le gouvernement et la majorité était le « projet de loi » et il a précisé que Richard Ferrand, patron du groupe LREM, n’avait « pas souhaité [le] faire inscrire à l'ordre du jour ».

 

Laurent Wauquiez, président des Républicains et de la région Auvergne-Rhône-Alpes, a critiqué sur Europe 1 une « surenchère au sein de la majorité » et « une réponse de cacophonie du côté du gouvernement ». Il a désapprouvé une proposition de loi qui « fait le lien entre la PMA d'une part et la gestation pour autrui (GPA ) d'autre part », rappelant que pour lui, « la gestation pour autrui » consistait en une « marchandisation du corps de la femme ». « Je dis qu'on s'achemine vers quelque chose qui ne correspond pas à ma conception de l'éthique », a-t-il conclu.

 

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a, pour sa part, déclaré « ne pas comprendre »  les inquiétudes de députés sur l'élargissement de la PMA. Elle a confirmé que le gouvernement respectait le calendrier prévu et que la PMA ne pouvait être dissociée des autres sujets de bioéthique. « La question de la PMA ne peut pas être externalisée des questions de bioéthique en général. La PMA tire le fil d'un certain nombre de questions qui vont être traitées dans les lois de bioéthique (…). Nous ne pouvons pas traiter les sujets de bioéthique indépendamment les uns des autres », a-t-elle insisté.

 

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a confirmé que ce sujet serait traité dans le cadre du projet de loi sur la bioéthique qui doit être présenté avant la fin de l'année, et débattu au Parlement en 2019.

 


Sources: 

AFP (19/07/2018)