La mise sur le marché d'un algorithme spécialisé dans le diagnostic de la rétinopathie diabétique autorisé par la FDA



La Food and Drug Administration (FDA) a autorisé le 11 avril la mise sur le marché d’un algorithme baptisé IDx-DR, spécialisé dans la détection de la rétinopathie diabétique. La maladie, qui touche la moitié des patients diabétique de type 2, « peut rendre complètement aveugle ».

 

A partir d’images prises par une caméra rétinienne, le programme est capable de « détecter la maladie en analysant les clichés détaillés ». Doté d’une intelligence artificielle, « il les analyse ensuite pour établir seul un diagnostic » : soit le diagnostic est positif, il y a un risque et le patient devra consulter un ophtalmologiste. Soit il est négatif et un autre examen sera à envisager l’année suivante. « Le professionnel de santé garde (…) la main sur le diagnostic final et sur la délivrance d'un traitement. »

 

Sur 900 patients, l’algorithme fournit 87,4% de diagnostics positifs et 89,5% de diagnostics négatifs fiables. Aussi la FDA espère que sa commercialisation permette un accès plus facile au diagnostic et une réduction des délais de consultation. Cependant, certains patients, « ceux ayant subi un traitement au laser ne pourront pas bénéficier du diagnostic du IDx-DR, de même que les femmes enceintes et les patients souffrant d’une perte de vision persistante ou d’une vision floue », sont exclus du dispositif.

 

Si la mise sur le marché n’est prévue qu’aux Etats-Unis, le logiciel pourrait être commercialisé en France : la société IDx affirmant que son programme « obtenu la certification CE, qui autorise la commercialisation en Europe ».

 

L'intelligence artificielle est un enjeu considérable pour la santé : « le marché mondial devrait représenter 11 milliards de dollars en 2024 avec une croissance annuelle de 7%. De grands acteurs du numérique ont déjà lancé des projets de recherche ». Malgré quelques difficultés, Watson d'IBM, projette à terme de diagnostiquer et de « délivrer des conseils de traitement en cancérologie ».


Sources: 

HuffPost, Grégory Rozières (13/04/2018) ; Le Quotidien du médecin, Charlotte Arce (13/04/2018) ; le Figaro, Marius François (13/04/2018)