La GPA, la COMECE dénonce "une forme de traite d'êtres humains"



Le groupe de travail bioéthique de la Commission des épiscopats de la Communauté européenne (COMECE) vient de présenter un avis sur les problématiques soulevées par la "gestation pour autrui" (GPA). La COMECE a remis son avis (Communiqué de presse de la COMECE) au Parlement européen à Bruxelles ce lundi.

 

Dans cet avis, les évêques redisent avec force que toutes les formes de gestation pour autrui constituent une atteinte grave à la dignité humaine. Cette pratique va à l'encontre des valeurs fondamentales de l'Union européenne.

 

La COMECE recommande, dans un premier temps, d’évaluer la possibilité pour les Etats-membres, dont les ressortissants auraient commandé une GPA à l'étranger, de refuser de transcrire les certificats de naissances. Et cela afin de "juguler" une pratique allant à l'encontre de la dignité de la mère et de l'enfant commercialisé.

 

La COMECE dénonce en effet l'"aliénation" du corps de la femme dans cette pratique tant la liberté des femmes est rendue caduque, sinon très limitée, par les "situations de vulnérabilités ou d'extrême pauvreté" qui les poussent à louer leur utérus. La COMECE compare ainsi la GPA avec "une forme de traite d'êtres humains".

 

L'avis se conclue par cette question fondamentale : "La question cruciale du droit est celle de savoir si nous voulons instituer une société où les enfants sont fabriqués et vendus comme des produits, et si nous sommes conscients des conséquences sur le regard que nous porterons sur eux, ainsi que sur les relations humaines et sociales qui en résulteront".

 

Par cet avis, les évêques confirment les précédentes prises de positions de l'Eglise, notamment celle de deux cardinaux, Angelo Scola (Milan) et Christoph Schönborn (Vienne), qui avaient cosigné une tribune dans le Figaro en septembre dernier (Cf. Synthèse Gènéthique du 29 septembre 2014).


Sources: 

La Vie (A.B.) 24/02/2015 - La Croix (C.LE.) 24/02/2015