La fédération One Of Us met en garde contre la légalisation de l'euthanasie en Espagne


A la lumière de l’approbation récente du Congrès en vue de l’ouverture des débats sur l’euthanasie en Espagne, la fédération One of Us rejette le fait qu’une discussion soit simplement possible sur l’éventualité d’une loi sur ce sujet[1]. Elle invoque comme principale raison le fait que « cette pratique est une atteinte directe à la vie d’une personne qui est en droit de recevoir des soins palliatifs pour être soulagée de ses douleurs plutôt que d’être éliminée ».

 

Le Président de la Fondation One of Us, Jaime Mayor Oreja, souligne que « l’introduction de l’euthanasie dans la loi nous éloigne de notre objectif le plus important qui est de donner une réponse réelle à toutes les personnes qui souffrent parce que les soins palliatifs ne sont pas assez répandus. Notre expérience montre qu’introduire l’euthanasie dans la loi est la meilleure façon de condamner des personnes souffrant de handicap, en modifiant substantiellement les prétendues raisons humanitaires de la loi ».

 

Pour sa part, Jacinto Bátiz, directeur de l'Institut de Sensibilisation, de Recherche, de Formation et d'Innovation de l'Hôpital San Juan de Dios de Santurce (Biscaye, Espagne) considère que « légiférer sur l'euthanasie avant d'avoir légiféré sur les soins appropriés en fin de vie avec des soins palliatifs afin d'éliminer la souffrance des patients peut être irresponsable politiquement ».

La Fédération One of Us juge que « la ligne d'action qui doit être suivie par nos dirigeants est de contribuer au développement complet des soins palliatifs et de développer des programmes pour les patients chroniques qui leur assurent une vie digne ».