La Chine prend des mesures pour encadrer le don d’organes



Afin de lutter contre le trafic d’organes, la Chine a mis en place une veille sanitaire conjointe des autorités judiciaires et sanitaires. L’ancien vice-ministre de la Santé Huang Jiefu  a annoncé que les informations et les données récoltées par les autorités chinoises seraient partagées avec l’OMC et ses Etats-membres.

 

Dans une conférence de presse à Genève jeudi 24 mai, Huang Jiefu, directeur du Comité national de Chine pour le don et la greffe d’organes, a présenté les chiffres relatifs aux dons d’organes effectués en Chine de janvier 2010 à avril 2018. Il en ressort que, pendant cette période, 17 085 chinois ont donné volontairement leurs organes après leur décès et que plus de 48 000 organes ont été transplantés.  

 

Ce document réfute les rapports, selon lesquels la Chine «a un volume annuel de transplantation d’organes allant de 60 000 à 100 000» et «prélève des organes sur les adeptes du Falun Gong ».

 

Les experts internationaux ont conclu que la Chine avait accompli une série importante de réformes, notamment en interdisant l’utilisation d’organes prélevés sur les prisonniers exécutés, en luttant contre le «tourisme de transplantation», mais également en établissant un règlement national d’attribution.  

 

Un système national de surveillance des dons et des transplantations d’organes a été mis en place, qui assure la traçabilité et l’impartialité de l’attribution des organes, et aide à mieux faire appliquer la loi contre le trafic d’organes.


Sources: 

China.org, Chen Liang (28/05/2018)