La Chine mettra fin au prélèvement d'organes sur ses prisonniers exécutés en 2015



En réponse aux préoccupations formulées par diverses instances internationales au sujet des droits de l'Homme, la presse officielle a annoncé ce jeudi que la Chine mettra un terme à son système de prélèvements d'organes sur ses prisonniers condamnés à mort.

 

La Chine fait partie des pays au monde aux plus faibles taux de dons d'organes. Pour pallier la pénurie de greffons, elle ajustait ses demandes notamment au moyen des organes prélevés sur les condamnés à mort.

 

Plusieurs instances et organisations internationales ont demandé à la Chine de réviser son système de dons d'organes, en raison des questions éthiques soulevées par ces pratiques. Ainsi, le Haut-commissaire aux droits humains des Nations Unies a-t-il reçu l'année dernière de l'ONG Doctor against forced organ harvesting (DAFOH), une pétition signée par plus d'un million de personnes. Cette pétition demandait  l'arrêt immédiat des prélèvements d'organes sur des prisonniers exécutés en Chine (Cf. Synthèse Gènéthique du 3 décembre 2013). D'autre part, la sous-commission des droits de l'homme du Parlement européen a souhaité attirer l'attention sur le trafic d'organes présent à l'échelle internationale, et notamment en Chine, en raison des "réseaux criminels internationaux qui tirent profit de la vente d'organes humains"(Cf. Synthèse Gènéthique du 12 février 2014).

 

La Chine avait lancé un programme basé sur le volontariat en mars dernier (Cf. Synthèse Gènéthique du 12 mars 2014).

 

Si le Gouvernement a annoncé qu'à partir du 1er janvier 2015 il mettrait fin à son système de prélèvements d'organes sur les prisonniers condamnés à mort, il n'a pas pu dire par quel moyen il remplacerait les pertes en terme de collecte.

Sources: 

Voice of America 04/12/2014 - Jakarta Post 04/12/2014 - Gènéthique